Des plantes syriennes trouvent refuge en Arctique

Vue intérieure du complexe
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Vue intérieure du complexe - © WikiCommon

"L'Arche de Noé verte" accueille cette semaine plus de 25 000 semences et graines venant de Syrie. Il s'agit d'un entrepôt qui fait office de véritable cocon protecteur pour les espèces végétales en danger.

Parmi ces nouvelles acquisitions, une majorité est envoyée par la Syrie. Au vu de la situation politique du pays, au bord de la guerre civile, le centre international de recherche agronomique a pris l'initiative d'envoyer ces semences vers "l'Arche de Noé verte". Quelque 14 000 échantillons de graines de blé, d'orge, de pois carré ou encore de pois chiche ont été envoyé en Arctique.

"La cargaison syrienne est certainement la plus intéressante en raison de la situation politique et sécuritaire là-bas", a déclaré à l'AFP Cary Fowler, directeur du Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures (GCDT).

Un entrepôt en Arctique

Ce "jardin d'Eden glacé", comme l'appelle José Manuel Barroso, actuel président de la Commission européenne, a comme fonction d'abriter les graines des principales cultures vivrières. L'entrepôt pourra accueillir jusqu'à 4,5 millions de semences, soit plus de deux fois le nombre de variétés existant dans le monde.

Les échantillons sont stockés à une température de -18°C. La réserve de semence conserve les doubles des graines stockées dans les 1400 banques de gènes existantes. Le but est de mettre en place une double sécurité.

"L'Arche de Noé verte" est une véritable base fortifiée

Svalbard Global Seed Vault, c'est le nom officiel de cette réserve qui est profondément enfouie dans une montagne de l'île norvégienne de Spitzberg. Il s'agit d'une véritable chambre forte: portes blindées, caméras de surveillance et parois en béton armé de plus d'un mètre d'épaisseur.

L'Arche a été construite pour résister aux grands changements climatiques, chute de météorite, mais aussi aux attaques nucléaires ou tout autre cataclysme. L'idée est de conserver une réserve de graines de manière à ce que les États et institutions puissent les récupérer par après pour recréer l'ensemble de la biodiversité en cas de crise majeure.

AFP & Jean-Charles Dierickx

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