Des photos de jeunes filles dénudées, leur nom et leur ville dévoilés sur un site

Des photos de jeunes filles sur un nouveau forum
Des photos de jeunes filles sur un nouveau forum - © JUNG YEON-JE - AFP

Plus de 5000 photos de jeunes filles dénudées ont été échangées sur la plateforme de chat Discord. La RTBF a reçu des informations concernant un autre site web qui propage le même type d’images.

Après analyse, Olivier Bogaert, commissaire à la Computer Crime Unit de la police fédérale, nous précise que ce site a un nom de domaine russe et est hébergé aux Seychelles. De facture très classique, on retrouve différents onglets assez explicites: "célébrités nues", "meilleurs pornos" et puis il y a des onglets par pays. En cliquant sur "BEL", l'internaute accède à des photos de jeunes femmes supposément belges. La plupart des commentaires sont rédigés en néerlandais; quelques-uns en français.

La plupart semblent majeures

Certaines photos semblent venir des applications Snapchat et Instagram. D’autres ressemblent à des photos prises par n’importe quelle jeune femme dans sa salle de bain. La plupart d'entre elles semblent majeures, même si certaines paraissent assez jeunes.

Certaines photos sont beaucoup plus suggestives avec des jeunes femmes beaucoup plus dénudées. On a pu repérer une série de 3 captures d’écran d’une jeune femme à visage découvert faisant une fellation. Sous ces photos, une demande : "Qui a des infos sur cette dame ou même d’autres photos ou vidéos ?". Dans les réponses, un internaute propose d’envoyer la vidéo complète sur une autre application.

Plus inquiétant encore, dans certains cas, le prénom et le nom des jeunes filles des photos sont mentionnés. Parfois même leur ville ou leur province.

Inquiétant, mais pas surprenant

Selon Olivier Bogaert, la multiplication de ces sites n'a rien de surprenant. "N'importe quelle plateforme où on peut partager des informations, où on peut inviter des gens peut être utilisée pour ce genre de choses. On détourne son usage premier pour créer des répertoires et y mettre des photos", observe-t-il.

Il est impossible de savoir si ces photos ont été mises en ligne avec l'accord des jeunes femmes ou si ces photos servent à ce qu'on appelle le "revenge porn", la vengeance d'un partenaire éconduit.

Une chose est sûre, depuis 2016, la législation a évolué et vise maintenant de manière spécifique cette pratique de "revenge porn". Des poursuites judiciaires sont possibles avec des peines pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison.

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