Des marins chinois sont bloqués au port d'Anvers depuis quatre mois

Des marins chinois sont bloqués au port d'Anvers depuis quatre mois
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Des marins chinois sont bloqués au port d'Anvers depuis quatre mois - © Tous droits réservés

L’armateur quasi en faillite d’un cargo n’a plus payé son équipage depuis deux mois et ces marins chinois sont coincés et laissés à leur triste sort depuis quatre mois dans le port d’Anvers. Le Mouvement National Royaliste (MNR) de Beveren lance un appel pour une collecte d'aliments non périssables à distribuer à l'équipage chinois, annoncent les initiateurs de l'action dans un communiqué mercredi.

Selon la chaine flamande Kanaal Z, dix marins chinois et leur capitaine sont coincés à bord du Ladybug, un cargo qui transporte des voitures et des camions de deuxième main. L'armateur est au bord de la faillite et il vient de demander la protection contre ses créanciers, bloquant ainsi toute procédure.

Au départ, l’équipage était au nombre de vingt-quatre personnes, et aujourd’hui, certains des marins sont à bord depuis quatorze mois. Ils ne sont plus payés depuis deux mois et n'ont presque plus de nourriture.

Une solidarité née à terre

Sur place, plusieurs personnes se sont mobilisées pour leur fournir de quoi manger, mais les marins supplient pour revoir leur famille et leur pays. "Je veux voir ma fille qui est née durant mon voyage, laissez-moi rentrer s'il vous plaît.  Nous ne sommes plus payés depuis juin et juillet", témoigne l’un d’entre eux.

Après avoir pris connaissance de la situation de ces marins, le Mouvement National Royaliste (MNR) de Beveren a décidé de recueillir l'aide de la population. "Certains membres d'équipage sont déjà à bord depuis 14 mois et ne reçoivent plus de salaire. Il ne pourront tenir que jusqu'à fin août avec leurs provisions", mentionne le communiqué. "C'est pourquoi nous lançons cet appel, pour mettre un peu de baume au coeur à ces personnes et leur fournir de la nourriture pour début septembre." Le MNR prévoit donc un point de collecte à la Dijkstraat, à Melsele, où tous les produits non périssables sont les bienvenus.

Ironie du sort

Mais depuis ce début de semaine, cette situation n'est théoriquement plus possible, la convention du travail maritime étant entrée vigueur, à la grande satisfaction de l'Organisation Internationale du Travail, l’OIT.  Le texte concerne un million et demi de marins dans le monde et devrait permettre d’éviter d'autres cas "Ladybud". Dorénavant, le pays dont le bateau porte le pavillon devra intervenir pour aider les marins.

En attendant, les onze marins chinois restent coincés dans le port d’Anvers.

 

I.L. avec Michel Lagase

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