Des internautes racontent comment ils ont réussi au nez et à la barbe de ceux qui les rabaissaient

La journaliste française Rokhaya Diallo a lancé le hashtag #NeRestePasaTaPlace
La journaliste française Rokhaya Diallo a lancé le hashtag #NeRestePasaTaPlace - © PHILIPPE HUGUEN - AFP

"Notre vie peut nous conduire loin de ce qu'on aurait pu imaginer à notre naissance. Je vous propose de partager les histoires de ce jour où vous n'êtes pas resté.e.s à votre place". C'est avec cette proposition que la journaliste française Rokhaya Diallo a lancé le hashtag #NeRestePasaTaPlace. Donnant un exemple personnel, elle revient sur un débat télévisé dans lequel "à chacun de mes arguments, une personne me bondissait verbalement dessus pour interrompre mon développement. J'ai tenu bon et tenté de garder le fil de ma pensée". 

L'initiative n'a pas manqué d'inspirer les internautes, livrant sur la Toile des récits de moments de doutes et d'humiliation qu'ils ont réussi à surmonter. Bien souvent, ces histoires mettent en cause des professeurs, des éducateurs, des conseillers d'orientation et leurs 'Tu n'en es pas capable' ou 'Je ne crois pas en toi'. Les internautes prouvent alors A+B qu'ils ont bien fait de ne pas les écouter. 

"J'avais 13 ans quand une éducatrice m'a dit à l'école, ainsi qu'à mes copines 'ça sert à rien l'école pour 'vous', vous finirez dans votre cuisine'", confie @HafHamm. "30 ans plus tard, je suis Universitaire, Agrégée en Philo&Lettres et Prof".

"Tu n'y arriveras jamais"

"C'est pour les gens de la ville"

"Vous êtes bien intelligente pour une petite marocaine"

De nombreux tweets font aussi référence au racisme et à la discrimination. 

Stop au "prof bashing"

Les tweets sont massivement relayés. Une internaute commente: "Il fait du bien au moral ce hashtag. Croyez en vous et en ce que vous voulez obtenir, n'écoutez pas ceux qui vous rabaissent sans cesse. Prouvez-leur qu'ils ont eu tort".

D'autres tiennent quand même à souligner qu'il ne faut pas trop noircir le tableau. "Il faudrait y ajouter aussi les milliers d’élèves que les enseignants aident chaque année et ne pas trop accabler l’école dans cette inertie même si son fonctionnement structurel reproduit hélas les relégations", écrit un internaute. 

Une autre met en garde contre le "prof bashing" et lie à sa publication une lettre de remerciement envoyée par une élève à une ancienne prof. 

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