Des images de Flamands connus nus fuitent sur Whatsapp : l'un d'eux porte plainte

Le comédien et chanteur Stan Van Samang porte plainte.
Le comédien et chanteur Stan Van Samang porte plainte. - © JAMES ARTHUR GEKIERE - BELGA

La Flandre est secouée en ce moment par un scandale, celui des photos et vidéos de nus appartenant à des personnalités médiatiques circulant sur Whatsapp. Des images intimes de Bekende Vlamingen, des BV’s, ayant fuité voici plusieurs semaines et été visionnées par le plus grand nombre. La VRT cite notamment les noms de Peter Van de Veire, animateur TV et radio mais aussi du comédien et chanteur Stan Van Samang.

Ce dernier a fait savoir qu’il avait introduit une plainte. Pour son avocat, le but est de faire condamner le ou les auteurs de la fuite et de demander aux gestionnaires de messageries et réseaux sociaux la suppression des contenus. Stan Van Samang a adressé également un message aux jeunes, afin qu’ils fassent très attention aux images et présenté des excuses à ses fans. Il appelle également d’autres victimes de tels actes à porter plainte.

Mais comment les fuites ont-elles pu avoir lieu ? Les médias du Nord du pays ont mené l’enquête. Au départ, tout le monde pense à une campagne, visant à sensibiliser sur les dangers du sexting, l’envoi à une autre personne d’images à caractère sexuel via une messagerie privée. Il n’en est absolument rien. Alors, un virus destiné à pirater smartphones et ordinateurs ? Non plus. Il s’agit bien de contenus à caractère privé, récupérés par une tierce personne et diffusés massivement, pas uniquement via Whatsapp.

Une diffusion relayée presque à l’infini avec une tendance "voyeuriste". Oui, des personnalités connues envoient des images d’eux à peine vêtus et cela relève de leur vie privée. Par contre, ils n’ont pas demandé à ce que ces images circulent au-delà du destinataire initial. Se pose alors la question de la responsabilité pénale.

Une amende 10.000 euros

Comme le rappellent nos collègues du Nord du pays, "quiconque publie les images s’expose à une amende de 10.000 euros. Ceux qui transmettent les images sont également condamnables. Mais derrière notre écran, nous semblons moins préoccupés par le caractère punissable de la transmission et la vulnérabilité derrière de telles images. Et c’est peut-être pour cela que les images ont été transmises aussi largement. L’empathie disparaît."

Pour les experts des nouvelles technologies, il est possible d’expliquer l’envie de partage d’un contenu aussi sensible. Selon Chris Demeyere, spécialiste des médias sociaux à l’agence Punchline et interrogé par la VRT, il y a aussi le côté "exclusif". "Imaginez que vous soyez la première personne à posséder de telles images, alors vous êtes enclin à les partager le plus vite possible. C’est une forme d’exclusivité, vous êtes le premier de votre cercle d’amis, vous êtes la personne avec les informations que les autres n’ont pas." Surtout quand ces informations concernent des personnalités connues.

A l’étranger

Pour nos confrères du Nord du pays, ce scandale est le premier du genre en Flandre. A l’étranger, il y a eu la fuite des vidéos intimes de la star de la télé-réalité Kim Kardashian en 2007 ou encore la condamnation en 2018 d’un hacker qui avait subtilisé des photos intimes de l’actrice Jennifer Lawrence et la mannequin Kate Upton. En 2012, une autre affaire avait défrayé la chronique judiciaire américaine : un homme avait été condamné à douze ans de prison pour avoir piraté les téléphones portables des actrices Scarlett Johansson et Mila Kunis.

Malgré ces condamnations, les photos ne disparaissent pas d’Internet. Et les réseaux sociaux ne font pas tous les gendarmes. TikTok, très populaire auprès des adolescents, demeure peu regardant.

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