Des groupes de reprises dans les festivals? Une nouvelle tendance

La présence de nombreux groupes de covers (de reprises) dans les festivals est désormais une tendance lourde. A l'inc'rock festival qui se déroule à Incourt au Brabant Wallon, le groupe Secret Garden a livré son show de reprises de morceaux de Depeche Mode.

"On reprend exactement les morceaux, comme le fait Depeche Mode. Enfin, on essaie en tout cas. Avec la voix, la musique, le look", explique Rodolphe Makowicki, chanteur du groupe.

Accueillir les originaux, c'est impossible

Ces groupes sont appelés "covers" ou "tributes". Et ce n'est pas tout à fait la même chose. Les premiers reprennent différents répertoires et les seconds se consacrent à un seul groupe rock. Et ils ont de plus en plus de succès. 

"Chez nous, accueillir les originaux comme Coldplay, Depeche Mode ou U2, c'est impossible. Je crois que l'accueil est bon. C'est une première pour nous et je crois qu'elle est réussie", explique Benoît Malevé, organisateur de l'Inc'rock festival. 

Du côté des festivaliers, l'accueil est en effet plutôt positif. "Il y a des jeunes qui découvrent ces groupes grâce à ça", commente l'un d'entre eux au micro de la RTBF.   

"Tout à l'heure on va aller voir U2. C'est quand même moins cher d'aller voir U2 en cover que U2 à Bruxelles", confie un autre festivalier. 

2 000 euros contre 200 000 euros

Et en effet, du côté des organisateurs, le calcul est vite fait. Entre 2 000-3 000 euros pour la prestation d'un groupe de reprises et plus de 200 000 euros pour l'original, il n'y a pas photo. 

Par ailleurs, c'est aussi une mise en valeur de musiciens en recherche d'expérience.

Paul Kaba, producteur de groupes "covers" et "tributes" explique: "Les musiciens qui veulent peut-être un peu gagner leur vie ou jouer ont peut-être plus facile à dire 'on va faire un tribute d'un groupe qui fonctionne, cela va plus intéresser les promoteurs car ils vendent les tickets sous le nom de l'original' et c'est quelque chose de plus facile. C'est clair qu'à côté, on est moins dans la découverte".

Il est clair que la nostalgie joue beaucoup dans le succès des covers, notamment de groupes qui n'existent plus.

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