Des fonctionnaires de l'Intérieur à Molenbeek? Françoise Schepmans n'est pas intéressée

La bourgmestre Françoise Schepmans estime que sa commune a besoin de policiers plutôt que de fonctionnaires
La bourgmestre Françoise Schepmans estime que sa commune a besoin de policiers plutôt que de fonctionnaires - © ERIC LALMAND - BELGA

La bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean, François Schepmans (MR), n'est pas intéressée par la proposition formulée par le ministre de l'Intérieur.

Jan Jambon suggérait ce matin, en marge d'un colloque organisé par la N-VA, d'envoyer des fonctionnaires du SPF Intérieur pour épauler les services communaux de Molenbeek. Il s'agirait selon le ministre de l'Intérieur de les aider dans le contrôle de toutes les adresses de la commune bruxelloise.

La bourgmestre de Molenbeek n'était pas au courant de cette proposition. Proposition qu'elle rejette. "Je ne suis pas intéressée par des fonctionnaires", déclare Françoise Schepmans. "Ce dont nous avons besoin, ce sont des policiers fédéraux qui viennent renforcer la police locale sur le terrain, qui viennent travailler à la déradicalisation. Avec le niveau 3, la police locale est handicapée. Il faut patrouiller à deux, des opérations sont annulées, comme des opérations de contrôle."

Urgence d'un plan global

Il s'agit d'un "élément urgent d'un plan global", a précisé Jan Jambon, pour cette commune bruxelloise qui a abrité plusieurs auteurs ou suspects des attentats du vendredi 13 novembre dernier à Paris.

Deux jours après ces attentats, le gouvernement fédéral avait annoncé l'élaboration prochaine d'un plan d'approche visant notamment Molenbeek.

Quelques jours plus tard, Jan Jambon, entre-temps désigné par le gouvernement Michel coordinateur pour la situation à Molenbeek, annonçait sa volonté que chaque adresse de la commune soit contrôlée par la police locale, ajoutant vouloir "faire le ménage".

Mesures en termes d'éducation

Il évoquait toutefois aussi la nécessité de prendre des mesures en matière d'éducation, d'aménagement du territoire et d'égalité des chances afin de "donner un avenir aux jeunes de 15 et 16 ans".

Ce vendredi, le Conseil des ministres a approuvé un projet d'arrêté royal pour des projets pilotes visant à maîtriser la radicalisation violente et à lutter contre le radicalisme dans dix communes, dont Molenbeek, pour un montant total d'un million d'euros.

 

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