Des dizaines de milliers personnes mordues par des chiens chaque année

Des dizaines milliers de morsures de chiens par an en Belgique
Des dizaines milliers de morsures de chiens par an en Belgique - © RTBF

Selon différentes sources ces dernières années, on compte entre 35 000 et 100 000 personnes mordues par des chiens sur une année dans notre pays, engendrant parfois des blessures graves.  Les rapports de la police fédérale montrent des chiffres nettement moins élevés mais stables avec seulement un millier de procès-verbaux par an depuis 2012.

Cette disparité dans les chiffres s’explique par le fait que le chien vit très souvent dans la sphère privée de la victime comme le domicile, la famille ou encore les voisins. Il n’y a souvent pas de déclaration d’accident ou de plainte, et se selon la gravité des blessures, tout le monde ne se rend pas forcément à l’hôpital.

Victimes et témoignage

Les enfants sont souvent les victimes de ce type d’accident. Soit parce qu’ils énervent l’animal, le dérangent ou lui font mal, mais surtout parce qu’ils ne voient pas les signes que le chien émet "pour prévenir" avant de mordre.

Dominique a été mordu à plusieurs reprises dans sa vie. La première fois, il avait à peine 1 an. "Le berger allemand de la famille m’a sauté au visage. Je me souviens d’une morsure à la main et une à l’œil. J'étais trop téméraire.  J'aimais les chiens et je voulais juste jouer".

Comment éviter ce type d’accidents ?

Cathy Deroeux, éducatrice canine, a suivi une formation avec un vétérinaire comportementaliste.  "Il suffit parfois pour la personne qui a autorité sur le chien, de s’imposer physiquement sans forcément le toucher, pour qu’il se calme.  La situation peut se révéler nettement plus difficile si la personne n’a pas autorité sur l’animal ".   Mais elle met en garde : "Se faire mordre  pour avoir la satisfaction d’avoir tenté de dominer le chien n’a pas de sens ".  Pour elle, le plus important, lorsque des signaux d’alerte comme des poils hérissés, des grognements ou encore une raideur du corps du chien se font sentir, il faut analyser le contexte pour tenter de diminuer les risques. "Si on est dans un parc avec un chien difficile à proximité, il ne faut surtout par courir, rester le plus calme possible et se détourner ;  il faut montrer par l’attitude corporelle qu’on ne s’occupe pas du chien ", conclut-elle.  

Comment réduire les risques d’avoir un chien agressif ?

Le dressage et la socialisation de l’animal sont importants mais Sébastien De Jonge, directeur du refuge Sans Collier, va plus loin : "Il faut être vigilent par rapport à la provenance des chiens.  Il faut aussi prévoir des adaptations législatives qui encadrent les ventes.  Il faudrait aussi, pourquoi pas, créer un filtre comme l’idée suisse du permis à chien qui oblige les nouveaux propriétaires à s’enregistrer et à suivre quelques heures d’apprentissage d’éducation de l’animal ".  Ce directeur de refuge rappelle que le risque zéro n’existe pas,  mais qu’on on peut tenter de le réduire.

 

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