Des dizaines de criminels arrêtés grâce au screening des passagers

Depuis le 1er avril, les compagnies aériennes doivent communiquer les données des passagers au ministère de l'IntérieurRésultats : 834 personnes signalées dans des enquêtes ont été repérées lors de leurs déplacements. Dans 10% des cas, la police aéroportuaire est intervenue, principalement pour éviter des rapts parentaux ou arrêter des trafiquants de drogues.

Mais l’intérêt c’est aussi d’alimenter les enquêtes en cours. En fournissant leurs données passagers, les compagnies aériennes permettent de croiser ces renseignements avec les banques de données policières.

Les informations recueillies sont traitées au centre de crise du ministère de l’Intérieur, comme l'explique Antoine Iseux, porte-parole : "Dans cette cellule qui compte une trentaine de personnes, il y a des policiers, des membres des services de renseignements et aussi de l'administration générale des douanes et accises"Conséquence: cette équipe pluridisciplinaire peut observer les déplacements de suspects et localiser les endroits qu’ils fréquentent, voire identifier d’éventuels complices inconnus.

Les renseignements exploités concernent les affaires de terrorisme et de criminalité grave, poursuit Antoine Iseux: "A un endroit on va repérer que telle personne qui est recherchée dans le cadre de telle enquête est amenée à prendre un avion ou à atterrir en Belgique. Cela permet d'aller à leur rencontre et d'effectuer un contrôle renforcé".

Pour l’instant seul un tiers des compagnies aériennes transmettent leurs données. D’ici la fin de l’année trois quart des compagnies seront concernées.

L’objectif à terme est d’étendre le système aux autres formes de transports, comme les autocars et trains à grande vitesse.

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