Des déchets radioactifs pourraient être libérés par la fonte des glaces

Une étude menée par le journal Geophysical Reasarch Letters révèle que les conséquences du réchauffement climatique deviennent de plus en plus concrètes, particulièrement au Groenland. La fonte des glaces risque en effet d’y faire émerger des déchets radioactifs.

Un site militaire enfui sous la glace

"Camp Century". C’est le nom d’une ancienne base militaire américaine implantée au nord-ouest du Groenland. Abandonnée depuis 1966, elle est aujourd’hui recouverte de glace.

Mais suite à la fonte de la calotte glaciaire, des déchets toxiques comme du fuel ou des éléments radioactifs pourraient s’en échapper pour se retrouver dans les eaux de l’océan Atlantique d’ici quelques décennies.

Bâtie à la fin des années 50, en pleine guerre froide, la base avait été conçue sur un site dont les glaces ne fondent jamais. Dans le cadre de l’opération "Ice worm" (ver de glace), les Américains ont construit un tunnel long de 4 km permettant de stocker quelques 600 ogives nucléaires non loin de l’Union Soviétique.

Si le réacteur nucléaire a été retiré à la fermeture du camp, de nombreux déchets subsistent encore.

Les déchets pourraient être libérés dès 2090

Pour l’instant, 36 mètres de glace recouvriraient encore les ruines de l’ancienne base de 55 hectares. Mais cette protection risque de s’amenuiser petit à petit jusqu’à libérer les éléments toxiques. Une situation pourtant inconcevable il y a 50 ans.

Ainsi, dès 2090, les 200 000 litres de fuel restant ainsi que le PCB (polychlorobiphényle, un liquide toxique) contenu dans de nombreux générateurs pourraient progressivement contaminer les eaux de l’océan Atlantique.

Des traces de radioactivité sont également présentes sur le site, puisque l’enceinte de confinement du réacteur nucléaire demeure toujours.

L’étude du journal américain pose par ailleurs la question d’un éventuel nettoyage du site.

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