Des dames de compagnie travaillent comme proxénètes

RTBF
RTBF - © RTBF

Les trois principaux réseaux criminels actifs dans la prostitution en Belgique (bulgare, roumain et d'Afrique de l'Ouest) confient la surveillance locale de la prostitution dans les bars non plus à des proxénètes mais à des dames de compagnie.

C'est ce que rapporte mercredi La Dernière Heure - Les Sports, sur base d'une note du Service central "traite des êtres humains" de la police fédérale. D'après cette note, les principaux réseaux trouvent de nouvelles parades à la législation, celles-ci consistant notamment à introduire des "méthodes douces de gestion de la prostitution", si douces, selon la police, qu'avec ces méthodes, les prostituées deviennent des "victimes consentantes" des réseaux.

Ce système a pour but, selon la police "d'opacifier les liens entre les prostituées et les véritables patrons des réseaux criminels", identifier ces derniers étant devenu désormais "une tâche ardue", les dames de compagnie étant rarement considérées jusqu'ici comme ayant un rôle actif.

Selon la Dernière Heure, les dames de compagnie des réseaux nigérians gèrent très durement les prostituées au profit des proxénètes restés au pays.

Le quotidien Le Soir indique mercredi que les filles nigérianes intègrent la filière via des "mamas" qui ont racheté leur liberté pour une somme variant entre 7000 à 10 500 euros. Les anciennes prostituées travaillant à la limite des communes de Saint-Josse et Schaerbeek se plaignent de concurrence déloyale de la part des filles nigérianes et ghanéennes qui proposent des passes à dix euros.

 


Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK
Soir Première
en direct

La Première Bxl

Soir Première