Des chercheurs de la VUB inventent une cryptomonnaie pour les surplus d'énergie verte

Des chercheurs de la VUB inventent une cryptomonnaie pour les surplus d'énergie verte
Des chercheurs de la VUB inventent une cryptomonnaie pour les surplus d'énergie verte - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Des chercheurs de l'AI Experience Center de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) ont inventé une nouvelle cryptomonnaie: le NRGcoin. Un ingénieux système d'approvisionnement en énergie permet aux particuliers de produire, de vendre et d'acheter eux-mêmes de l'énergie verte grâce à cette monnaie virtuelle.

Le beau temps et le soleil entraînent des excédents d'énergie verte mais, selon les chercheurs de la VUB, les mesures de soutien actuelles n'encouragent pas suffisamment les consommateurs à en utiliser davantage. Leur prix dépend en outre des producteurs d'énergie. Le NRGcoin doit remédier à cette situation.

Afin de contrôler l'utilisation de la cryptomonnaie, on a recours à ce qu'on appelle des "réseaux intelligents". Ils utilisent des capteurs installés sur les installations des producteurs et des consommateurs et qui échangent constamment des données sur les besoins énergétiques des ménages. Le principal avantage d'un tel système, c'est qu'il intègre également des sources d'énergie alternatives, telles que les panneaux solaires et les éoliennes, dans le circuit énergétique.

Les chercheurs ont déterminé que les particuliers, quel que soit le prix de l'énergie à ce moment-là, recevront 1 NRGcoin lorsqu'ils fourniront de l'électricité verte au réseau et que celle-ci sera effectivement consommée localement par le consommateur. Les citoyens reçoivent de la sorte un prix fixe pour leur approvisionnement en énergie, tandis que les ménages qui produisent leur propre électricité verte bénéficient d'un revenu fixe. En outre, la nouvelle cryptomonnaie peut être échangée sur une bourse contre des euros.

Bien que ce système semble à première vue mettre hors jeu les producteurs d'énergie, il y a aussi des avantages pour eux, assurent les chercheurs. Ils n'auront en effet plus à rétribuer les prosumers (les particuliers qui approvisionnent le réseau, NDLR) pour leur énergie.

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK