Des associations dénoncent les expulsions de Guinéens par vols militaires

Des expulsions vers la Guinée ont lieu toutes les semaines. Le Collectif de résistance au centre pour les étrangers n'hésite pas à parler de déportations collectives : "Nous parlons d’expulsions collectives parce qu’on a vraiment ciblé un groupe de personnes qu’on renvoie dans un pays où il n’y a aucune garantie quant à leur avenir. Ce sont des personnes qui ont fui un pays qui n’est pas démocratique, et où aucun pouvoir législatif n’est en place actuellement. Les gens y sont arrêtés et sont même tués lors de manifestations, comme cela s’est produit en mars et en avril. Pour nous c’est tout à fait inacceptable" explique France Arets, porte-parole du Collectif.

C'est par avion militaire et pas par ligne régulière que les Guinéens sont renvoyés chez eux. Cela coûte cher et c'est illégal, dit France Arets : "Il n’y a aucune possibilité de refuser d’embarquer dans un avion militaire, on est encadré par la police fédérale. Ce qui nous semble le plus grave dans ce type de procédure, c’est qu’il n’y a aucun témoin ; personne n’a accès, ni les journalistes, ni les organisations non gouvernementales, ni les parlementaires".

C’est dans ces conditions que des dizaines de Guinées, parfois chez nous depuis plusieurs années seront forcé de rejoindre leur pays d'origine.

A. Meeus

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