Dernier hommage au Prix Nobel de médecine Christian de Duve

Une cérémonie d'hommage à Christian de Duve a lieu samedi à Louvain-la-Neuve
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Une cérémonie d'hommage à Christian de Duve a lieu samedi à Louvain-la-Neuve - © Belga

Un hommage familial ouvert au public a eu lieu à Louvain-la-Neuve ce samedi en l'honneur de Christian de Duve. Le prix Nobel de médecine a choisi de s'éteindre le mois dernier, à l'âge de 95 ans.

Les proches de Christian de Duve se sont tenus la main sur un morceau de John Lennon. Un début de cérémonie pas très commun pour une église, puisqu'il s'agissait d'une cérémonie laïque.
 
Prix Nobel de médecine en 1974, ses découvertes ont permis de grandes avancées dans le domaine du cancer et de la génétique. L'homme était devenu athée, il a choisi l'euthanasie pour mourir il y a un mois.
 
Malgré cela, Christian de Duve voulait cette cérémonie. Pour lui, une église est un lieu rassembleur. Pour sa famille, c'est aussi une façon de faire passer un message.
 
Lors d'une rencontre en avril, Christian de Duve avait confié à Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir sa décision de mourir par euthanasie. C'est cet extrait que nous vous proposons, avec l'autorisation de sa famille.
Suite à cette annonce, Christian de Duve s'est éteint le 4 mai 2013. 
 
Le scientifique est né en Angleterre en 1917, avant de grandir à Anvers. Diplômé en médecine et en chimie à l'UCL, il a obtenu le prix nobel de physiologie ou médecine en 1974, conjointement avec Albert Claude et George Emil Palade. On lui doit également la création de l'Institut de pathologie moléculaire et cellulaire
 
La cérémonie laïque a eu lieu à 15 heures à l'Eglise de Blocry de Louvain-la-Neuve. Christian De Duve l'avait confiée à son ami Gabriel Ringlet. Prêtre avant tout mais aussi engagé dans les soins palliatifs, ce dernier a répété sa position sur l'euthanasie.
 
"L'euthanasie fait partie des soins palliatifs", a-t-il déclaré. "Une bonne pratique de ces soins élimine environ 80% des demandes d'euthanasie. Mais il en reste et elles sont incontournables aussi bien en conscience qu'au vu de l'évangile. Une fois que la décision est prise dans le respect de la loi, il faut aussi pouvoir accompagner spirituellement l'euthanasie", a conclu Gabriel Ringlet.

RTBF
 

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