Départs volontaires, non-remplacements: la direction de Brussels Airlines explique son plan d'économies

L’information a été annoncée dans la foulée d’un conseil d’entreprise extraordinaire ce jeudi. La compagnie aérienne Brussels Airlines veut réduire la voilure de 160 millions d’euros sur base annuelle d’ici 2022. L’impact sur les 4200 travailleurs de l’entreprise n’est pas encore connu.

Le plan porte un nom anglais, "reboot", pour relance ou redémarrage. Selon ce fameux plan, Brussels Airlines doit évoluer dans les années à venir vers une compagnie de plus petite taille mais davantage profitable. Le but est ainsi d’atteindre une marge bénéficiaire d’au moins 8% d’ici 2022, avant d’à nouveau pouvoir penser à faire croître l’entreprise. Une marge qui est requise pour que l’entreprise puisse assumer seule les investissements nécessaires (dans la flotte, dans les services IT…).

"Pas de licenciements secs"

La direction s’est adressée à l’ensemble du personnel pour lui confirmer ce qu’il savait déjà au sujet de ce plan d’économie : la mise en place d’un plan de départs volontaires pour éviter les licenciements secs, ainsi que le non-remplacement des départs à la pension. Ce plan de départs volontaires est en cours de négociation avec les représentants des travailleurs.

Les syndicats – et le syndicat chrétien, en particulier - redoutent que la direction veuille contourner la loi Renault (en matière de licenciement collectif) en répartissant les licenciements dans le temps. Ils demandent de la clarté sur le nombre de salariés concernés. La formation libérale – la principale chez Brussels Airlines – est plus encline à continuer à négocier des départs volontaires, afin d’éviter un licenciement collectif.

Ces dernières années, la société a été à peine bénéficiaire. Et 2019 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices, encore moins après la faillite du voyagiste britannique Thomas Cook. La perte du tour-opérateur, dont Brussels Airlines transportait l’essentiel des voyageurs, lui coûtera en effet plus de 12 millions d’euros. Un chiffre bien loin des 160 millions d’euros d’économies annoncées, mais qui n’aidera certainement pas l’entreprise à "se relancer".

Journal télévisé 13H

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