Delphine Boël se dit soulagée après la décision d'Albert II

Delphine Boêl se dit soulagée par la décision du roi Albert II
Delphine Boêl se dit soulagée par la décision du roi Albert II - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

C’est une affaire qui dure depuis plus de 20 ans. Delphine Boël s’est engagée dans une bataille judiciaire pour soumettre le Roi Albert II à un test ADN. Elle veut être reconnue comme la fille biologique de l’ancien souverain. Ce mardi après-midi, le Roi Albert II a annoncé accepter de se soumettre à un test ADN. Dans un communiqué, il dit vouloir respecter la décision de la cour d’appel de Bruxelles.

C’est peut-être historique mais c’est une triste histoire 

Marc Uyttendaele, l’avocat de Delphine Boël, a eu contact avec sa cliente. Elle s’est réjouie de cette décision. « Elle a réagi avec soulagement, mais ce soulagement elle l’a éprouvé dès la décision de la cour d’appel de Bruxelles parce qu’elle ne pouvait pas imaginer que le Roi Albert II ne respecte pas les termes d’une décision de Justice de ce pays." Le 16 mai dernier, la Cour d'appel de Bruxelles avait condamné le Roi Albert II à une astreinte de 5000 euros par jour s'il ne se soumettait pas à un test ADN.

Le Roi Albert II s'est soumis ce matin à ce test ADN, c'est ce qu'à confirmé son avocat. Mais ce qui certain, c’est que Delphine Boël n’aura accès aux résultats. Seule la Justice pourra consulter le test ADN. « Elle n’a beaucoup de doutes sur l’issue de ces résultats. Mais ici, elle a l’assurance de disposer le moment venu, lorsque la Cour statuera sur la question de la paternité, d’un élément de preuve indiscutable. Et tant que ce test n’était pas fait, cette garantie n’existait pas. », Explique l’avocat de Delphine Boël.

Une décision historique

« C’est peut-être historique, mais c’est une triste histoire car c’est une procédure qui traîne et qui dure depuis très longtemps. Ma cliente en souffre évidemment. C’est finalement très normal. On est dans ce cas-ci, dans un problème de pure droit familial et il est normal que chaque personne soit traitée de manière égale et le fait d’exercer des fonctions importantes dans l’Etat n’y change rien », conclut-il.

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