Délit de sale gueule: la police nie viser les minorités

Délit de sale gueule: la police nie viser les minorités
Délit de sale gueule: la police nie viser les minorités - © Tous droits réservés

"La police a un problème de profilage ethnique", titre De Morgen. L'article, traduit en français par le site DaarDaar, revient sur les récents contrôles "au faciès" dont ont été l'objet récemment un comédien flamand, Zouzou Ben Chika, un spécialiste du djihadisme Montasser AlDe'emeh, ou encore des ados courtraisiens et un étudiant anversois.

La police dit ne pas pratiquer le "profilage ethnique", mais explique qu'il "est logique que, quand vous cherchez des suspects, les gens qui leur ressemblent risquent, plus que d’autres, d’être contrôlés. Mais alors le critère est et reste : le comportement de la personne en question est-il suspect ?".

Le criminologue et professeur à l’Université de Gand, Brice De Ruyver, abonde dans ce sens, mais constate que la police donne l'impression de faire du profilage ethnique et donc qu'elle a "un problème", d'où la nécessité pour la hiérarchie de clarifier les instructions données aux agents de terrain en vue des contrôles.

La professeure de criminologie Sofie De Kimpe (VUB) juge par contre "qu’il est bel et bien question de profilage ethnique", car, comme ailleurs et comme le démontre une enquête internationale, "c’est toujours un groupe minoritaire qui est visé".

La conclusion de la police qui demande de la compréhension vu la difficulté de lutter contre le terrorisme : "Il serait stupide de ne pas examiner toutes les possibilités d’amélioration".

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