Delhaize à la recherche d'investisseurs pour neuf franchises

A chacun, parmi les dirigeants et les salariés, de déterminer si ce projet d'accord est une "bonne affaire".
A chacun, parmi les dirigeants et les salariés, de déterminer si ce projet d'accord est une "bonne affaire". - © ERIC LALMAND - BELGA

Neuf grandes surfaces actuelles seront transformées en franchises. Ces repreneurs, au statut d'indépendant, vont acheter le droit d'exploiter la marque. Ils vont constituer leur propre fond de commerce. Direction et syndicats pensent que ce transfert sera réalisé dans les neuf cas.

Les dirigeants de Delhaize ne prévoient pas avant l'été le basculement de ces neuf enseignes vers des franchises, des plus petites surfaces comme AD ou Proxy : "Nous croyons qu'il y a encore un potentiel commercial dans ces endroits, explique Roul Dekelver, chargé de la communication à la direction de Delhaize. Nous allons tout faire pour trouver un repreneur à chacun des neuf magasins."

Vice-Présidente du Setca (le syndicat des employés et des cadres) et co-négociatrice de l'accord de principe, Myriam Delmée est même persuadée qu'à l'heure actuelle, la direction "a déjà dans sa manche, quoi qu'elle en dise, des repreneurs potentiels. C'est vraiment et malheureusement une philosophie des grandes enseignes ces dernières années que de couper les branches les moins porteuses et d'en faire des magasins franchisés, avec des conditions salariales et de travail bien inférieures. En plus, les résultats de tous les franchisés gonflent le chiffre d'affaires de la marque."

En vertu de l'accord de principe entre la direction et les syndicats, dans la nuit de lundi à mardi 10 février, un transfert d'un supermarché vers un franchisé ne sera imposé à aucun employé.

Ouverture le dimanche

Gilbert Lardinois est conseiller en franchise. Il y a quelques mois encore, il était le secrétaire général de la fédération des franchiseurs. Plusieurs arguments peuvent séduire un investisseur : "Un franchisé peut être beaucoup plus souple, plus motivé, moins regardant sur son temps. Il va se battre pour le capital investi, puisqu'il est propriétaire de son fond de commerce. Il aura la possibilité d'ouvrir le dimanche, ce qui pourra être intéressant. Oui, son personnel lui coûtera moins cher, mais il va favoriser l'emploi de proximité."

Le montant d'un tel investissement varie en fonction notamment de la surface du magasin, des équipements, des stocks. Et avant d'obtenir un crédit bancaire, l'investisseur aura rassemblé environ un tiers de fonds propres.

Dominique Delhalle

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