#DeLaReussiteParmiVous, la campagne qui lutte contre les discriminations

Les 18 participants de la campagne #DeLaReussiteParmiNous
Les 18 participants de la campagne #DeLaReussiteParmiNous - © #DeLaReussiteParmiNous

Couleur de peau, sexe, nationalité... La diversité est partout. Lancée aujourd'hui et initiée par Chouna Lomponda, la campagne #DeLaReussiteParmiVous, révèle la volonté de lutter contre les stéréotypes et de sensibiliser le public sur les différentes formes de discrimination. 

Cette opération de communication et marketing sociétal chercher à sensibiliser les médias aux images véhiculées, à lutter contre la discrimination, à lutter contre les stéréotypes et à susciter un sentiment d'appartenance et de reconnaissance qui va au-delà des races et du communautaire. "On ne combat pas ce que l'on connaît. Apprenons à la société à connaître et à se reconnaître en chacun, indépendamment des origines", dit Chouna.

"Le but est de changer les perceptions" 

Marocain, Polonais, Congolais, Chinois... Afin de sensibiliser le public à cette cause, la campagne se construit autour de dix-huit personnes d'horizons très divers. Une manière de rappeler que la Belgique, en particulier Bruxelles, est un lieu cosmopolite.

"Le but est de changer les perceptions, de banaliser les personnes diversifiées dans la réussite". Au travers de posts sur les réseaux sociaux, de vidéos "témoignages", d'affiches et d'une exposition dans le centre de Bruxelles, ces personnes témoignent de leur parcours. Tous ont réussi, et ce, malgré les préjugés que certains avaient à leur égard concernant leurs origines. "Cela a été un travail dur, j'avais peur de ne pas être à la hauteur, mais il faut s'accrocher", confie Maya Yamaguchi, une des participante de la campagne. "Il faut rebondir, cela nous rend plus fort. Il ne faut pas baisser les bras et persévérer. Je pense que tout le monde a un avenir", témoigne Erdogan Ozkan, participant de la campagne.

Les origines de la campagne 

Si le sujet d'un article est "les carences en diplômes" c'est très souvent qu'il sera accompagné d'une photographie d'un homme noir ou de type méditerranéen. Certains médias confèrent une connotation raciale à leurs articles. Mais, ces images réductrices ne sont que le reflet des mentalités de la société. En se rendant compte d'une telle situation, Chouna Lomponda a eu l'idée de concevoir cette campagne afin de lutter contre les clichés dont font l'objet certaines minorités. 

"Cette campagne consiste en une réponse élégante, constructive, humoristique et surtout pédagogique à l'adresse des jeunes, des médias, du grand public et des décideurs", déclare Chouna. 

Une situation alarmante 

Racisme, xénophobie, islamophobie... 2018 fut une année jonchée d'événements alarmants. Unia, le centre interfédéral pour l'égalité des chances note que la discrimination ethno-raciale augmente. Au total, l'organisme a reçu 5600 signalements concernant de potentielles discriminations. Chez nos voisins les Français, la situation est tout aussi alarmante. Des études réalisées par le ville de Villeurbanne ont prouvé "qu'être noir ou d'origine maghrébine constitue un facteur de discrimination dans l'accès au crédit bancaire". 

2018. Une ère où l'on pourrait penser que le racisme n'est plus à l'ordre du jour. Pourtant, début septembre, Cécile Djunga, présentatrice météo à la RTBF, s'est indignée de recevoir des messages racistes de la part d'internautes et de téléspectateurs"Hier, au boulot, à la météo, il y a une dame qui a appelé pour dire que j'étais trop noire, qu'on ne voyait rien à l'écran, qu'on ne voyait que mes vêtements et que je ne passais pas bien à la télé parce que j'étais trop noire et qu'il fallait me le dire," racontait Cécile Djunga.

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