Dédoubler les bus pour réduire leur fréquentation, ça fonctionne déjà en Flandre !

Depuis la rentrée scolaire, les transports publics sont bondés en Wallonie. Les navetteurs n’arrivent pas à respecter la distanciation sociale souhaitée par le gouvernement. Face à ce constat, le gouvernement wallon a décidé de renforcer l’offre de transports. Des bus touristiques privés devraient accompagner les bus TEC aux heures de pointe. Un "dédoublage" qui a pour but de désengorger les bus aux heures de pointe sur les lignes principales. Et éviter ainsi que les navetteurs soient entassés les uns sur les autres en ces temps de Covid-19.

Comment est-ce que le duo fonctionne ?

En Flandre, cette mesure est déjà d’application depuis 3 semaines. Cela permet d’éviter la surpopulation et assurer le respect des règles de sécurité.

Chaque bus De Lijn est suivi par un autocar. L’objectif est de permettre à tous les navetteurs de pouvoir être enclin à respecter la distanciation sociale. "Nos bus forment un duo avec les autocars. Les autocars suivent exactement le même trajet que les bus De Lijn et font les mêmes arrêts", explique Karen van der type, la porte-parole De Lijn.


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Des chauffeurs qualifiés

Incontestablement, les chauffeurs de bus touristiques sont bel et bien formés pour conduire sur différents types de terrain comme dans les centres-villes explique Julien Bourdon, chauffeur d’autocar. "Ce n’est pas plus dur que notre métier habituel, le plus dur c’est de s’y remettre. On a l’habitude de changer des types de terrain tout le temps".

La seule modification notoire pour les conducteurs d’autocar serait qu’ils seront amenés à s’arrêter plus fréquemment. "Comparés à ce que je faisais avant, mes trajets sont plus courts et je m’arrête plus souvent. C’est différent, mais c’est agréable à faire quand même" témoigne Thierry, conducteur d’autocar de la société Keolis.

Une organisation plus humaine

Aux arrêts de bus, les navetteurs se mettent en file indienne et se répartissent naturellement entre les deux bus. La distanciation semble davantage respectée. Pour Marik, chauffeur de bus de Lijn, "Avant les gens étaient entassés les uns sur les autres. Ici c’est une organisation plus humaine".

Depuis le début de l’année scolaire, les bus sont également saturés en Wallonie. Malgré les masques, la société de transports et le gouvernement wallon recevaient de nombreuses plaintes des usagers. Le gouvernement wallon compte investir une dizaine de millions d’euros. Ce service d’autocars privés devrait démarrer après les vacances de Toussaint.

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