Déconfinement : le conseil national de sécurité n’impose pas le tracing dans l’horeca, mais rappelle qu’il peut être utile

Donner son identité au restaurant pour pouvoir avoir une table ne sera pas obligatoire après la phase 3 du déconfinement, qui voit la réouverture de l’horeca ce lundi 8 juin. Un temps évoquée, cette méthode de "tracing", c’est-à-dire le suivi des contacts pour repérer les contaminations au covid-19, n’est pas conforme au RGPD, le règlement général sur la protection des données, a expliqué la Première ministre Sophie Wilmès ce mercredi.

"On ne peut pas rentrer dans un système où on oblige le client potentiel à donner l’ensemble de ses données pour avoir accès au restaurant", a-t-elle affirmé. Le système est pourtant disponible si le tenancier et le client souhaitent s’inscrire dans cette démarche.

Pour autant, le Conseil national de sécurité ne renonce pas au tracing. Il s’agit cependant d’une compétence régionale. En Flandre (et à Bruxelles), le call center N-Allo est en place, même si aucune application n’est disponible, rappelle le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA).

Ce dernier rappelle que "le gouvernement flamand n’est pas contre l’application", mais que le système actuel fonctionne. Car pour que l’application soit efficace, il faut un certain nombre d’utilisateurs. "En Europe, l’acceptation de cette appli n’est pas très grande : 4% en Autriche", note Jan Jambon. Il rappelle que le tracing se fera sans application autant que possible.


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"Le tracing est quelque chose d’extrêmement important pour éviter une nouvelle flambée de l’épidémie", précise quant à lui Elio Di Rupo (PS), le ministre-président wallon. Il rappelle toutefois que le traçage n’a pas pour but de "porter atteinte à la vie privée", mais bien de "prévenir les personnes qui sont à risque", parce qu’elles ont croisé le chemin d’une personne infectée. "Mais l’anonymat est une garantie que nous devons donner à nos concitoyens", rappelle Elio Di Rupo.

Au restaurant, le fait de garder une trace des clients de passage pourrait avoir son importance, affirme le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS). Non pas vis-à-vis des personnes avec lesquelles les citoyens sont en contact régulier, mais "ce serait intéressant de vous vous avertir si c’est un membre du personnel qui tombe malade", note le ministre-président.

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