Déconfinement en Belgique : une seconde vague de rentrée à l'école ce lundi 25 mai… en attendant la troisième en juin ?

Déconfinement dans les écoles en Belgique, deuxième : ce lundi 25 mai, un certain nombre d’élèves de 1re, 2e primaire, 2e secondaire, mais aussi d’autres années qui sont considérés "en difficulté" ont repris le chemin de l’école, une semaine après ceux de 6e primaire, 6e secondaire et 7e professionnelle. Pour les 1e et 2e primaire, à concurrence d’un jour par semaine par groupe, pour les 2e secondaire, à concurrence de deux jours par semaine par groupe, tout comme pour ceux qui étaient déjà rentrés.


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Un certain nombre, car la circulaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles abordant la phase 2 de la reprise des cours est suffisamment souple, nous dit-on au cabinet de la ministre de l’Éducation, Caroline Désir (PS) pour laisser les écoles organiser cette nouvelle rentrée en fonction de leur capacité organisationnelle et des conditions de sécurité… et donc tous ne sont pas rentrés.

Lors de la première phase, près de 120.000 jeunes sont retournés à l’école

Au cabinet de la ministre, on ne connaît pas encore le nombre d’élèves qui rentreront lors de cette seconde vague. D’autant plus que toutes les écoles ne pourront accepter tous les jeunes concernés.


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À la CGSP enseignement, le président Joseph Thonon, nous confirme cette situation. "Dans le communal fondamental, leurs chiffres sont très variables, mais ils me disent que beaucoup d’écoles ne sauront pas organiser l’ensemble des 1re primaire et 2e primaire. Donc, ils ne sauront pas accueillir l’ensemble des élèves. Ils vont se concentrer sur les élèves en difficulté et essayer de les faire rentrer".

Dans l’enseignement libre, "on est un peu plus optimiste", nous dit toujours Joseph Thonon. "Ils disent que 25% des écoles ne pourront pas accepter les 2e primaires et 15% ne pourront pas accepter les 1res primaires ".

Plusieurs cas de figure se présentent :

  • Des écoles qui n’ont pas ouvert, et n’ouvriront pas leurs portes avant septembre, car elles estiment ne pas être dans les conditions pour le faire (C’est le cas à Aiseau-Presles par exemple).
  • Des écoles qui ne pourront pas accepter les élèves au-delà des 6e (pas de 1re ni de 2e) : c’est la décision de la Ville de Liège où l’échevin de l’enseignement estime que les "petits ne sauraient pas, c’est l’avis unanime des enseignants, respecter sur une journée entière les consignes de distanciation sociale, qui, eux, ne sont pas appelés à porter un masque, sans compter que nous ne sommes pas sûrs d’avoir la place nécessaire."
  • Des écoles qui en plus des 6e n’accepteront que les élèves en difficulté : ce sera le cas de tous les établissements de l’enseignement provincial en Hainaut.
  • Enfin, un grand nombre d’écoles accepteront comme prévu en plus des 6e les 1res, 2e primaire et les 2e secondaires.

Quelles règles devront suivre les enfants ?

Le port du masque n’est obligatoire que pour les élèves à partir de la 6e primaire. Pour le reste, les règles sont les mêmes pour tous.

  • Il pourra y avoir au plus 10 élèves en même temps, avec un enseignant, chaque élève devra disposer d’un espace de 4 m2 ;
  • Le contact physique devra être évité, les vidéoconférences seront privilégiées pour le contact avec les parents ;
  • Les distances devront être respectées lors des récréations. Il n’y aura pas de repas chaud. L’accès aux toilettes sera limité ;
  • Si un enfant présente des symptômes, il faudra prévenir immédiatement les parents, et l’enfant sera testé ;
  • Les élèves comme les enseignants devraient porter des masques ;
  • Les repas chauds ne doivent pas être servis dans le réfectoire. Les repas froids (tartines) sont préférés, de préférence en classe, à l’exception des internats, homes d’accueil et homes permanents.

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Et après ?

Au cabinet de la ministre de l’Éducation, on rappelle aussi que : "L’objectif annoncé par la ministre depuis le début du processus est de permettre à un maximum d’enfants de retrouver un contact avec l’école, même limité, d’ici au 30 juin".

Et que "la ministre a toujours été plus particulièrement inquiète de l’impact du confinement sur les enfants du maternel et est donc sensible à l’appel des 269 pédiatres qui prônent leur retour à l’école. Toutefois, les acteurs de l’enseignement ont indiqué que l’application des normes sanitaires actuelles, très strictes et contraignantes, ne permettra pas de faire rentrer plus d’élèves que ce qui est prévu aujourd’hui".


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Il a donc été demandé au GEES (le groupe d’experts en charge du déconfinement) et au CNS (Conseil national de sécurité) "si et comment un assouplissement de ces normes pouvait être envisagé en toute sécurité, notamment pour les maternelles ".

Pour le moment, les règles sont très strictes et ne permettent pas plus, confirme Joseph Thonon. "Maintenant si on nous dit que les règles sont assouplies, on envisagera si c’est possible".

Au final, c'est le conseil national de sécurité qui décidera s'il d'autres élèves pourront rentrer à l'école. Le CNS pourrait se prononcer avant le 3 juin, peut-être même cette semaine encore pour les enfants de maternelles. 

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