Déconfinement en Belgique : une rentrée des classes entre appréhension et excitation

Les cours reprennent ce lundi 18 mai.
Les cours reprennent ce lundi 18 mai. - © Tous droits réservés

Ce n’est pas vraiment une rentrée, plutôt un retour à l’école après deux mois de confinement en Belgique. Et un retour à l’école dans des conditions bien particulières. Pour Rachel et sa maman Catherine, on se prépare à ce retour d’un genre particulier. Direction Dottignies, près de Mouscron.

Rachel est en sixième primaire, et ce lundi 18 mai, elle retourne à l’école. Sa maman, Catherine n’a pas hésité, "je me suis directement dit que j’allais la laisser y aller parce que je crois qu’elle en a besoin", dit-elle. Le manque de contact social se fait sentir.

Un contact maintenu avec l’école

Mais il faut dire que le contact avec l’école a toujours été maintenu avec l’école, "depuis le début de la crise", dit la maman. Malgré tout, une petite appréhension persiste, "le risque zéro n’existe pas", indique Catherine.


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Et puis, pour la maman, tenter de finir l’année sur une bonne note, c’est aussi important. "La sixième primaire, c’est une année importante, c’est un cycle qui se termine. C’est même une petite déception que ça se termine ainsi, puisqu’il y avait plein de choses prévues : un voyage, la fête de fin d’année. Elle n’aura pas ça alors que ça fait partie de la vie de terminer un cycle de belle façon, mais ce ne sera malheureusement pas le cas cette année", indique la maman de Rachel.

Rassurer parents et enfants

Même si mère et fille ont été largement rassurées. Rachel a même pu réaliser une vidéo, "un tuto", pour expliquer comment allait se passer ce retour à l’école, "j’ai déjà vu comment il fallait marcher dans toute l’école parce qu’on a fait une vidéo pour montrer aux autres élèves par où ils doivent passer, parce qu’on peut rentrer par une porte et sortir de l’autre", indique l’élève.

Copines et gestes barrières

Le retour à l’école n’est pas que synonyme de craintes. Mais aussi d’excitation. C’est d’ailleurs ce qu’explique Rachel, qui a hâte de retrouver ses copines. Même si elle le sait elle devra respecter les mesures barrières. Pour le masque, elle a encore du mal, "s’il y a souvent des personnes à l’intérieur qui sont près de moi et que je le sens un peu, je vais le mettre, mais si autrement on est en plein air, je vais l’enlever".


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La possibilité de tenir les gestes barrières au sein des écoles est bien évidemment l’enjeu de ces réouvertures. "Une grosse inquiétude", indique d’ailleurs Luc Pirson, vous êtes le président de la FAPEO, la Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement officiel.

Et d’ajouter "je ne sais pas si vous avez eu connaissance de cette checklist, mais c’est quand même entre 150 et 160 points qui doivent absolument être vérifiés et remplis par chaque école avant qu’une école puisse rouvrir, donc c’est quand même une certaine assurance que de savoir que tout cela a été vérifié. Si une école ne remplit pas ces conditions, l’école ne peut pas ouvrir".

Une répétition avant septembre ?

La réouverture des écoles ce 18 mai est-elle une répétition pour septembre. Luc Pirson n’espère pas, même s’il estime "on risque peut-être de retrouver des mesures semblables en septembre, j’espère que non".

 

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