Déco, vêtements et BD: les pires cadeaux de Noël

Un petit vélo, un appareil photo ou encore un casque de moto. Le rush des cadeaux est passé. Place désormais à la revente de ceux qui n'ont pas vraiment plu.

En 2015, sous le sapin, 22,5% des Belges ont trouvé au moins un cadeau dont ils n'avaient pas envie. C'est ce qui ressort d'une enquête commandée par 2ememain.be et la chaîne de deuxième main Troc.com et conduite par iVOX auprès de 1000 Belges. "Souvent, il s'agit d'objets reçus en double exemplaire ou alors vraiment pas voulus, mais qui peuvent néanmoins faire plaisir à quelqu'un d'autre” explique Petra Baeck, porte-parole de 2ememain.be.

Parmi les personnes interrogées ayant reçu un cadeau non souhaité, elles sont 41,5% (45% en 2015) à être mal à l'aise à l'idée de le revendre. Un quart d'entre elles (24,8%) redoute que le donateur soit vexé. Et ils sont 16,5% à choisir de se débarrasser d'un tel cadeau en le donnant.

Top 3 des catégories de cadeaux non souhaités en 2015 :

1.     Articles de décoration (26,2%)

2.     Vêtements (21,3%)

3.     Livres et bandes dessinées (13,3%)

Au classement des plus doués pour dénicher un cadeau "nul", les frères et sœurs dominent (17,1%). Mais, l'année prochaine, il vaudra mieux laisser aussi filer quelques suggestions auprès de nos parents (16,1%) et beaux-parents (12,6%).

Moins de gêne 

De moins en moins de Belges ont des difficultés à revendre leurs cadeaux non souhaités. L'année dernière, c'est arrivé pour près de 1 sur 10 (8%). Et pourquoi devraient-ils laisser ces produits se couvrir de poussière au grenier ? Ils ont tout intérêt à en retirer une somme d'argent qui leur permettra ensuite d'acheter quelque chose qui leur plaira vraiment. Cette tendance se confirme année après année. Chez nous, les articles de décoration, les livres, les CD et DVD sont les plus populaires” précise Pierre Boseret, Directeur général de Troc.com Belgique.

Revendre ou aller échanger son cadeau, certains ne pourraient pas franchir le pas. Pour d'autres, il n'y a vraiment rien de honteux. Si revendre ou échanger a aujourd'hui la cote. Cela n'a pas toujours été le cas."Ces cinq dernières années, on voit que ce phénomène s’amplifie. De plus en plus, les jeunes ont de moins en moins de culpabilité pour venir vendre ce qu’ils ont reçu. Cela ne leur pose aucun problème. Et c’est bien normal. Plutôt que laisser ça au fond de leur armoire, ils préfèrent valoriser le produit et acheter quelque chose d’autre à la place.", explique Benoît Savoldi, franchisé Troc.com.

Et pour garder l’anonymat, Internet peut aider certains revendeurs. Depuis quelques années, des sites de seconde main voient leurs chiffres grimper. Et ce, dès la sortie des fêtes de Noël.

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