Déchets nucléaires: le land allemand de Rhénanie-Palatinat critique aussi les projets d'enfouissement belges

Déchets nucléaires: le land allemand de Rhénanie-Palatinat critique aussi les projets d'enfouissement belges
Déchets nucléaires: le land allemand de Rhénanie-Palatinat critique aussi les projets d'enfouissement belges - © KIRILL KUDRYAVTSEV - AFP

Après le Luxembourg, c'est au tour de la Rhénanie-Palatinat d'exprimer ses critiques envers les projets belges d'enfouissement de déchets nucléaires pour lesquels le land allemand demande une étude d'incidence transfrontalière.

"Tous les citoyens, les autorités locales et les institutions, tant en Belgique que dans les régions frontalières concernées du Luxembourg et d'Allemagne, doivent pouvoir participer au processus de sélection du site pour le projet de stockage de déchets nucléaires en Belgique. Une décision comme celle-ci, qui touchera des centaines de générations après nous, ne doit pas être prise dans l'ombre", a réagi Ulrike Höfken, ministre de l'Environnement de Rhénanie-Palatinat dans un communiqué.

Prolongation de la procédure de consultation après le confinement

Dans une lettre adressée aux autorités belges, la ministre écologiste demande que la procédure de consultation lancée par l'Ondraf du 15 avril au 13 juin soit prolongée jusqu'après les mesures de confinement prises en raison de la crise du coronavirus.

"Cela empêche notamment les personnes appartenant à des groupes à risque d'obtenir des informations et d'exprimer leur protestation. Jusqu'à présent, les citoyens ne peuvent participer à la consultation que jusqu'au 13 juin 2020", déplore Ulrike Höfken.

Il y a quinze jours, la ministre luxembourgeoise de l'Environnement avait critiqué les "incohérences" et le "manque de transparence" de la procédure lancée par la Belgique.

Frontière avec le Luxembourg

Carole Dieschbourg, membre des Verts luxembourgeois, avait réclamé davantage d'informations sur les incidences environnementales du projet alors que sept zones d'enfouissement potentielles ont été identifiées à la frontière avec le Luxembourg.

La ministre Marie-Christine Marghem (MR) avait alors dénoncé une "campagne de désinformation" de la part de son homologue, aucun site de stockage ni de type de roche pouvant accueillir les déchets n'ayant encore été identifié en Belgique, avait-elle fait valoir.

Dans un communiqué, le groupe Ecolo-Groen dit mercredi vouloir porter ce dossier jeudi devant la plénière de la Chambre.

"Nos voisins luxembourgeois et allemands exigent une étude transfrontalière. Et ils ont raison. De nombreux bourgmestres, y compris du MR, sont montés au créneau partout dans le pays. Et nous partageons leur inquiétude. Ces critiques sont légitimes, d'autant plus au vu de la période exceptionnelle de crise que nous traversons. La Ministre Marghem doit les entendre. Nous demandons donc un vrai débat public, en toute transparence, sur la gestion des déchets nucléaires en Belgique, nourri d'avis d'experts et totalement transparent quant aux zones de stockage envisagées, aux risques liés à celui-ci et au coût de l'opération", commentent les députés fédéraux Ecolo-Groen Samuel Cogolati (Ecolo) et Tinne Van der Straeten (Groen).

Archives : Journal télévisé du 09/02/2018

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK