Cinq personnes inculpées pour l'assassinat et l'enlèvement du petit Daniel

La cinquième personne interpellée jeudi matin a également été arrêtée dans le cadre de l'assassinat du jeune Daniel, tué à proximité d'un centre d'asile proche d'Anvers. Il s'agit d'un Palestinien de 34 ans.

Quatre personnes qui avaient été interpellées ce jeudi matin à la suite de la découverte du corps d'un enfant de 9 ans résidant au centre d'asile de Broechem ont été également inculpées pour assassinat et prise d'otage. Il s'agit de quatre hommes âgés respectivement de 19, 20, 21 et 24 ans.

L'enfant avait été vu pour la dernière fois lundi vers 22h alors qu'il faisait du vélo au sein du centre Fedasil. De grandes recherches ont été organisée mardi et le corps de l'enfant a été retrouvé mercredi, vers 16h, dans un fossé derrière des hangars sur le territoire du centre.

L'enfant, d'origine palestinienne, né au Liban, vivait depuis quatre mois dans ce centre d'asile en compagnie de sa mère, âgée de 26 ans, et de sa tante. Ce soir le parquet fédéral confirme que l'enfant a été enlevé, mais refuse pour le moment de confirmer qu'une demande de rançon de 100.000 euros a bien été formulée. Affirmation faite par la tante de la victime.

La mère de l'enfant soutenue médicalement

La ministre Maggie de Block a indiqué ce midi que la mère du petit garçon, en état de choc, bénéficie d'un accompagnement psychologique. Elle a ajouté que, selon les éléments dont elle dispose, le centre n'a connu que deux petits conflits en un an et ne semblait donc pas poser de problème. Maggie de Block a enfin ajouté que la demande d'asile de la mère serait examinée dans les semaines ou les mois qui viennent.

Charles Michel: "Une tragédie"

"C'est d'abord beaucoup d'émotion car quand il y a une telle tragédie, on pense d'abord aux proches, aux familles, qui sont directement concernées. Et puis c'est l'engagement du gouvernement, qui a été communiqué par la ministre De Block, de veiller à ce que les enquêtes soient transparentes et que la lumière soit faite, que la vérité puisse être faite. Il y a une enquête judiciaire qui a démarré. Elle va pouvoir se dérouler dans la sérénité afin que les conclusions puissent être communiquées. Une idée de ce qui a pu se passer ? Certainement pas. Ce sont les enquêteurs qui vont maintenant faire leur travail. Ils ont démarré dès mercredi et c'est eux qui devront apprécier quel type d'informations ils pourront communiquer, et à quel moment, vers le public", a réagit Charles Michel.  

 

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