Décès d'un migrant sous un autocar: "Toutes les nuits, j'essaye de prendre le bus"

Des migrants qui tentent tout pour quitter la Belgique et pour se rendre en Grande-Bretagne. La nuit dernière encore, un jeune migrant guinéen a perdu la vie, écrasé par un autocar de l’entreprise de transport Flixbus. Ce jeune migrant âgé d’une vingtaine d’années s’était agrippé sous l’essieu du véhicule qui stationnait à la gare du Nord. Ce dernier, espérait rejoindre l’Angleterre de cette manière.

Cette méthode n’est pas nouvelle, mais souvent les migrants préfèrent rentrer dans le bus en espérant que les autorités ne leur demandent pas leurs papiers ou alors ils essaient de s’introduire dans le compartiment réservé aux bagages.

Parfois, j’arrivais jusqu’à Calais ou à Dunkerque

Aux abords de la gare du Nord, un migrant en situation illégale nous explique anonymement que chaque jour, il tente sa chance pour rejoindre le Royaume-Unis : "Toutes les nuits, j’essaye de prendre le bus et parfois j’essaie de m’introduire à l’arrière du bus. J’essaie ici à la gare du Nord ou à la gare du Midi mais c’est très difficile pour tout le monde et pas que pour moi…  Et puis, j’ai déjà essayé à plusieurs reprises ma chance en me mettant en-dessous du bus. Parfois, j’arrivais jusqu’à Calais ou à Dunkerque."

"Cela nous est déjà arrivé deux fois qu’un migrant soit retrouvé dans la soute à bagage lorsque nous arrivons à Calais, en France. Là-bas, il y a un contrôle et les douaniers ont attrapé les clandestins cachés dans les bagages", explique Franck Drijvers, l’un des chauffeurs de Flixbus chargé de faire la navette vers l’Angleterre.   

Beaucoup de migrants situés gare du Nord essaient de rejoindre le Royaume-Uni via ces autocars. Néanmoins, ils essaient rarement de s’agripper à l’essieu du véhicule.

"Nous avons appris que ce jeune migrant avait reçu, hier, un ordre de quitter le territoire. Cela peut être l’élément déclencheur. Habituellement, les tentatives se font plutôt en essayant de se cacher sous les bagages ou parmi les passagers du bus. Lorsqu’ils tentent de s’accrocher sous le bus, c’est vraiment leur désespoir qui s’exprime", explique Mehdi Kassou, le porte-parole de la plateforme citoyenne qui vient en aide aux migrants du Parc Maximilien à Bruxelles.

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