De Sarajevo à Sarajevo: épisode 13 - Le fils de quelqu'un

Dès les premières heures du conflit, l’efficacité meurtrière des armes modernes –fusils semi-automatiques, mitrailleuses, canons à tir rapide, artillerie lourde- apparaît au grand jour. Et tout aussi rapidement se révèle l’insuffisance des services médicaux. Face à une guerre qui s’annonce longue, et qui n’a que peu de points communs avec la manière de faire la guerre jusque-là. Ici, point de bataille d’un jour qui décide du vainqueur. Les combats s’éternisent, jour après jour, jusqu’à épuisement des corps et des âmes…

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Carte postale © hapa@rtbf

 

 

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Brancardiers Passendale août 1917 © John Warwick Brooke-Imperial War Museums

Le témoignage de cet ancien combattant français pourrait être celui de n’importe quel militaire de 14, toutes nationalités confondues.

Dans un premier temps, l’aide aux blessés se fait dans la confusion la plus totale !

La confusion sur le champ de bataille se double d’une polémique entre deux écoles médicales.

L’une préconise de ne rien faire dans l’urgence, et d’opérer les blessés loin des zones de combat.

L’autre, fondée sur l’expérience de la guerre moderne telle qu’elle se déroule, défend l’idée d’une médecine d’urgence au plus près des lignes.

 

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Matériel d'amputation semblable à celui de 1914 © -

Mais dans tous les cas, les moyens humains et matériels sont totalement insuffisants face à l’ampleur des pertes.

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La Belgique en guerre: album illustré M.Maeterlinck, C.Buysse, L.Dumont-Wilden 1918 © E. van Hammée
La Belgique en guerre: album illustré M.Maeterlinck, C.Buysse, L.Dumont-Wilden 1918 © E. van Hammée

Du coté belge, la réponse à ce besoin d’une prise en charge immédiate des blessés sera l’hôpital (à l’époque on disait l’ambulance) de l’Océan, à la panne, à proximité immédiate du front.

Le soutien direct et concret de la famille royale, et singulièrement de la Reine Elisabeth, à cette institution, a été tout sauf " décoratif ".

Il a au contraire très certainement sauvé d’innombrables vies.

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Poste de secours avancé © Archives UCL
Poste de secours avancé © Archives UCL

"Le poste de Oostekerke est à 3 km du front. Cinq camions sont reliés par des tentes. Ils abritent une salle d’opération, une pharmacie et un stérilisateur pour les instruments chirurgicaux, une lingerie et des couchettes destinées au personnel médical. Quatorze lits sont disposés sous les tentes. L’ensemble est chauffé et alimenté en électricité par un groupe électrogène et des accumulateurs."

La Reine Elisabeth nous racontait ces moments où à La Panne elle fut active tant aux chevets des blessés qu'aux côtés du docteur Depage.

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Hôpital de l’Océan © UCL
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Reine Elisabeth devant l'hôpital de l'Océan © Archives UCL

Patrice Hardy

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