De plus en plus de voyageurs partent découvrir le monde en solo

Alors que s’ouvre ce jeudi le Salon des Vacances de Bruxelles nous sommes partis découvrir une tendance forte du tourisme qui est de partir seul à la découverte de notre planète.

Les chiffres sont clairs, notre pays compte de plus en plus de personnes célibataires. On considère même qu’un Belge sur cinq vit seul. Comme le nombre de personnes vivant seules est en augmentation, cela se ressent donc dans le secteur des voyages ou la proportion est même passée de 3 à 9% de voyageurs en solo en quelques années.

Depuis de nombreux sites web se sont spécialisés dans l’information et les conseils pour voyageurs solitaires. Les géants du voyage organisés que sont les tour-opérateurs proposent maintenant tous des offres spéciales pour ce type de clientèle.

Génération Erasmus ?

Pour comprendre le phénomène, on parle souvent de « la génération Erasmus » qui a pris l’habitude de voyager seul pour aller étudier à l’étranger et qui par la suite n’hésite plus à faire son sac pour aller découvrir de nouveaux endroits du monde. Mais aussi bien sûr de l’explosion du nombre de célibataires et le développement du tourisme low cost qui offre de multiples possibilités de déplacements à moindre frais.

L’élément déclencheur d’un voyage en solo est souvent la fin de ses études, une rupture amoureuse, la perte d’un emploi, l’envie de renouveau ou de se couper d’un quotidien de plus en plus connecté.

Vivre son rêve

Jérôme Derèze a quitté son emploi pour vivre de sa passion, voyager en solitaire autour du monde. Il vit aujourd’hui de son blog où il raconte ses voyages et a publié un livre « Voyager sans se ruiner » pour partager ses expériences et en faire profiter le plus grand nombre.

Comme il le raconte, « J’ai fait beaucoup d’erreurs au début. J’étais certaines fois un peu inconscient, je me suis fait arnaquer, j’ai dormi dans des lieux étranges, j’ai failli me faire expulser d’un transport au milieu de nulle part. Finalement, j’ai appris à faire confiance aux gens et à suivre mon instinct ».

Voyager pour comprendre

L’intrépide Bruxellois Arnaud Maldague, qui a entamé en janvier 2018 son voyage non motorisé à travers les Amériques, est arrivé à la pointe est du Mexique et est actuellement à la recherche de financement pour acheter un voilier à retaper au Belize, a-t-il annoncé jeudi à l’agence Belga par téléphone. L’aventurier de 29 ans désire ainsi poursuivre son aventure ambitieuse tout en rencontrant des acteurs qui œuvrent pour lutter contre le réchauffement climatique.

En ramant, pédalant, skiant et marchant depuis plus d’un an, le jeune homme a déjà parcouru près de 12.000 kilomètres sur les 30.000 prévus dans son « Manneken trip ».

Arnaud Maldague a entamé son expédition à Kugaaruk, un village du nord-est canadien en 2018. La première étape du Grand Nord s’est déroulée à ski, sous un climat rude.

Fin mai, il a enfourché son vélo pour rallier Winnipeg, dans le sud du Canada.

Mi-juillet, c’est la descente en kayak du Mississippi, quatrième plus long fleuve au monde (3780 kilomètres), qui l’attendait. Le trajet depuis le lac Itasca dans l’Etat du Minnesota jusqu’en Louisiane, où le fleuve se jette dans le Golfe du Mexique, a duré 100 jours.

Arnaud souhaite mettre en avant des initiatives environnementales concrètes et aller à la rencontre d’acteurs de terrain. Son voyage se terminera en 2020.

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