De plus en plus de clients quittent le café ou le resto sans payer

Le problème touche avant tout les cafés, que l'on peut plus facilement quitter discrètement, voire quitter en oubliant de payer.
Le problème touche avant tout les cafés, que l'on peut plus facilement quitter discrètement, voire quitter en oubliant de payer. - © Bryan Thomas - AFP

Cette dernière année, 51% des établissements horeca ont été confrontés à la grivèlerie, c'est-à-dire à des clients qui partent sans payer l'addition. C'est ce que révèle le Syndicat Neutre des Indépendants (SNI) à l'issue d'une enquête portant sur 464 établissements.

Le problème touche avant tout les cafés, que l'on peut plus facilement quitter discrètement, voire quitter en oubliant de payer. Mais si les cafés victimes de grivèlerie sont plus nombreux (67%) que les restaurants et snacks (29%), ces derniers ne sont pas épargnés. Il y a une dizaine de jours, un groupe de 12 personnes a par exemple quitté une brasserie de Waterloo sans payer les 1200 euros de l'addition. Et ces chiffres sont en hausse: par rapport à une même enquête réalisée l'année précédente par le SNI, le nombre d'actes de grivèlerie a légèrement augmenté.

"Il est difficile de placer un serveur à côté de chaque table"

Seuls 14% des gérants déclarent ces faits à la police, comme l'a fait le restaurateur de Waterloo. Le SNI conseille pourtant de toujours porter plainte, expliquant que même une vague description du client peut aider à le retrouver. "Ils pensent à tort que ça ne sert à rien de déposer plainte parce que l'oiseau s'est envolé, mais ils ne comprennent pas que ces grivois se sentent libres de commettre leurs méfaits dans d'autres établissements horeca" explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. Toujours selon l'enquête, 32% des établissements signalent qu'il n'est jamais évident d'attraper ces clients, et 47% n'y arrivent jamais.

"Malheureusement, on ne peut pas faire grand chose contre ces actes, explique encore Christine Mattheeuws. Il est difficile de placer un serveur à côté de chaque table pour vérifier que l'addition a bien été payée". Pour limiter les risques, le SNI conseille aux établissement de prendre certaines mesures simples, comme installer des caméras et miroirs, tenir ses clients à l’œil, et les faire payer dès la commande. Payer avant même d'être servi? Pas sûr que cette dernière mesure passe facilement auprès des clients, en particulier dans les restaurants.

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