De nombreux Belges partent habiter au Portugal: bientôt la fin de l'eldorado?

Des Belges, des Français, des Suisses, par dizaines de milliers, des retraités s'installent surtout dans la région de Lisbonne et dans le sud, en Algarve. Mais aujourd'hui, la demande dépasse l'offre.
Des Belges, des Français, des Suisses, par dizaines de milliers, des retraités s'installent surtout dans la région de Lisbonne et dans le sud, en Algarve. Mais aujourd'hui, la demande dépasse l'offre. - © RTBF

De plus en plus de pensionnés étrangers habitent au Portugal depuis 2014. Pourquoi ces pensionnés européens se sont massivement installés là-bas ? Pourquoi cet exode pourrait prochainement s'arrêter?

Pour comprendre le phénomène, il faut remonter en 2014. A l'époque, le FMI vient de quitter le pays et le marché de l'immobilier est en pleine crise. Le gouvernement prend alors une mesure fiscale qui va relancer le marché du bâtiment : les retraités étrangers sont exonérés d'impôts pendant dix ans s'ils habitent plus de six mois au Portugal.

Système jugé injuste

Le succès de cette mesure a dépassé les prévisions. Des Belges, des Français, des Suisses, par dizaines de milliers, des retraités s'installent surtout dans la région de Lisbonne et dans le sud, en Algarve. Mais aujourd'hui, la demande dépasse l'offre, et de plus en plus de locataires portugais sont expulsés de leur logement, vendu le plus souvent à des étrangers plus fortunés. Quand les retraités belges ou français ne payent pas d'impôts, les retraités portugais, eux, restent soumis au régime général.

Un parti politique, le Bloc de gauche, a décidé d'en faire son cheval de bataille et a décidé d'en terminer avec ses privilèges réservés aux étrangers. Ce débat risque de diviser les députés, car l'équation est complexe. D'un côté, des rentrées d'argent conséquentes pour l'économie du pays; de l'autre, un système injuste, surtout pour les Portugais qui, eux, ne bénéficient d'aucun cadeau fiscal.

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