De la Roche-en-Ardenne à Knokke, le masque sur tous les visages

Qu’ils se baladent sur la digue de Knokke ou dans les ruelles pavées de la Roche-en-Ardenne, les touristes ont tous revêtu le masque ce samedi. Un accessoire désormais obligatoire et qui semble faire consensus. Reportage.

Installés dans un camping voisin, trois amis déambulent dans le centre de la Roche-en-Ardenne, masque chirurgical bleuté pour deux d’entre eux, version "bec de canard" pour le dernier. Un trio masqué qui voit d’un bon œil cette obligation de sortir couvert. "C’est juste une habitude de le prendre et de savoir le supporter" explique l’un d’eux avant d’ajouter "je trouve que ça devrait être obligatoire partout." Sur la place du Bronze, les seuls contrevenants sont des scouts. Une dizaine de camarades coupés du monde depuis une semaine, sans réseau et donc sans accès aux nouvelles mesures gouvernementales issues du dernier conseil national de sécurité. Un manquement à la règle corrigé avant même l’éventuel rappel à l’ordre des policiers qui patrouillent dans le centre-ville.

L’heure n’est de toute façon pas à la répression. Consignes ont été données aux forces de l’ordre de faire œuvre de pédagogie. "Expliquer, réexpliquer la nécessité de porter le masque" insiste Guy Giloteaux, le bourgmestre MR de la Roche-en-Ardenne, "si les gens ne le comprennent pas, alors on pénalisera." Obligatoire, le masque est de rigueur dans les artères commerçantes comme dans l’enceinte du château féodal. Sur le site, les autorités donnent des gages pour rassurer les visiteurs. "On a mis en place des procédures très claires, que ce soit sur le masque ou sur les sens de visite, il faut que les gens se sentent en sécurité pour qu’ensuite ils reviennent volontiers" insiste Sophie Molhan, présidente du syndicat d’initiative.

Sur la selle de leurs vélos, casques orange fluo sur la tête, ils sont loin de passer inaperçus sur la digue de Knokke. Sous un ciel chargé, 40 binômes de policiers sont chargés de faire respecter la nouvelle mesure. "On fait de la prévention aujourd’hui, demain aussi, mais à partir de lundi on commence à verbaliser" prévient l’inspecteur Stein Verleye. Plus question de se promener sur la digue sans masque, et ce quelle que soit la station balnéaire. Ciré jaune sur les épaules, cette touriste française applaudit des deux mains. "J’adhère totalement, je trouve que c’est rassurant de se promener et de voir les gens avec des masques."

S’il en est un qui se félicite également de la mise en place du masque obligatoire, même en extérieur, c’est le bourgmestre de Knokke, Léopold Lippens. Ici ou ailleurs, vacances ou pas, le virus sévit toujours. "Les gens qui séjournaient à la côte avaient l’impression que l’air de la mer du Nord les protégeait" ironise l’historique maïeur de la station balnéaire. Au final, en l’espace d’une heure passée auprès des agents de police, seuls deux rappels à l’ordre ont dû être effectués, signe que les touristes, où qu’ils se trouvent, s’imposent le port du masque plus qu’ils ne s’y opposent.

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