De l'iode radioactif détecté dans l'air en Europe, d'où vient-il?

Une manifestation anti-nucléaire (archive)
Une manifestation anti-nucléaire (archive) - © EMMANUEL DUNAND - AFP

De l'iode 131, un élément radioactif, a été détecté en janvier à l'état de traces dans plusieurs pays européens. L'origine de cette contamination, sans risque pour la santé, reste inconnue. C’est un réseau d’échange européen informel "Ring of five" qui a donné l’alerte lors d’un prélèvement réalisé la deuxième semaine de janvier dans extrêmement nord de la Norvège.

Ils ont ensuite détecté des concentrations anormalement élevées en Finlande, Pologne, République tchèque, Allemagne, France et Espagne jusqu’à la fin du mois de janvier.

Et en Belgique ?

Selon l’AFCN, l’agence fédérale de contrôle nucléaire, son réseau de mesure continu du taux de radioactivité TELERAD n'a pas détecté d'augmentation particulière du taux de radioactivité en Belgique. 

Le réseau de télémesure TELERAD est un réseau d’alerte rapide visant la protection directe de la population. Apparemment, les niveaux de radioactivité détectés dans le cas présent se trouvent largement en dessous des niveaux d’alerte.

L’iode 131 est un élément radioactif à durée de vie courte (8 jours). S’il a pu être détecté, c’est qu’il s’agit donc d’un rejet relativement récent. Des observations semblables avaient été réalisées dans le passé suite aux essais atomiques réalisés dans les années 50-60 par les USA, l’URSS, la France et la Chine. Mais les essais atomiques ont été officiellement abandonnés.

Par ailleurs, l’iode 131 est couramment utilisé à très faible dose dans les hôpitaux comme traceur thyroïdien. Mais les rejets se font, à ce moment-là sous forme liquide.

Reste la possibilité d’un rejet lors d’un essai de routine dans une installation civile de production russe. Selon beaucoup d’observateurs, les installations y sont beaucoup plus rudimentaires.

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