De Gelder: le psychiatre répète que l'internement n'était pas nécessaire

"Le jeune homme voulait prendre son indépendance, mais ça ne se faisait pas sans mal", a déclaré le docteur Eugeen De Bleeker. "Qui avez-vous vu en premier, Kim ou ses parents? ", a demandé le président de la cour d'assises de Flandre orientale. "Je ne sais plus, c'était il y a longtemps... J'ai vu les parents d'abord, je crois", a répondu le psychiatre. "Eux disent que vous avez vu Kim d'abord."

Les entretiens avec les parents et Kim De Gelder permettent au psychiatre de conclure que "ça n'allait plus". "La communication n'était plus très bonne", a-t-il précisé à l'audience. "Il n'était pas nécessaire que ce jeune homme soit pris en charge, au contraire! J'ai dit qu'il fallait qu'il suive un traitement ambulatoire, et les parents ont immédiatement été d'accord."

Le psychiatre a rappelé que l'internement est une mesure judiciaire, exceptionnelle, qui n'est prise que lorsqu'aucune autre solution n'existe.

L'échange qui a suivi entre l'avocat de Kim De Gelder et le psychiatre a été particulièrement tendu. Le docteur De Bleeker a fait l'objet d'une plainte pour abstention coupable de la part des parents de l'accusé, plainte qui a été classée sans suite.

"Il y a des enfants qui fuguent, il y a des enfants qui font des tentatives de suicide, il y a des enfants qui ont des comportements antisociaux, ce n'est pas pour cela qu'on parle de psychose", a relevé Maria Van Den Sande, la psychologue qui a vu Kim De Gelder à plusieurs reprises après que ses parents eurent demandé son internement. "Le but du premier entretien est d'établir une relation de confiance, mais c'était très difficile d'avoir une discussion avec lui." La psychologue a reconnu qu'elle en savait en fait assez peu sur la personnalité de l'accusé.

La psychologue n'a pas vu de signes de dépression chez Kim De Gelder et n'était pas au courant qu'il avait fait une tentative de suicide. Elle ne savait rien non plus des hallucinations auditives dont il disait souffrir. "Pas un mot! ", a-t-elle répété aux questions de l'avocat de la défense Jaak Hanetjens qui voulait savoir si les parents lui avaient parlé des problèmes de leur fils.


Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK