De Dunkerque à Zeebruges en pipeline: un chantier pharaonique

Un chantier pharaonique
Un chantier pharaonique - © KURT DESPLENTER - BELGA

A Oostkamp, en Flandre occidentale, Fluxys parachève l'istallation d'un pipeline long de 74 kilomètres. Un chantier pharaonique qui va relier les ports de Dunkerke et de Zeebruges. Un chantier sous haute tension puisqu'il traverse des terrains jonchés de bombes enfouies datant de la première guerre mondiale.

Elles sont 500 personnes à s'activer sur un chantier aussi pharaonique que stratégique: la construction d'un gazoduc. Il doit relier le nord de la France au terminal gazier de Zeebruges. 74 km de long au beau milieu de la Flandre Occidentale. Et l'installation redéfinit la donne énergétique de la Belgique.

Des milliards de mètres cube

Ce projet permet de relier le réseau français au réseau belge. 8 milliards de mètres cubes de gaz naturel vont y transiter. Si une petite quantité du gaz seulement servira à la consommation intérieure, c'est surtout son transit qui est renforcé. En passant par la Belgique, il pourra être redistribué plus facilement vers l'Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Royaume-Uni.

Plus de sécurité

Le terminal méthanier de Dunkerke, en pleine construction, sera ainsi relié à son voisin de Zeebruges. Ce pipeline renforcera la sécurité d'approvisionnement de la Belgique et du nord-ouest de l'Europe grâce à une diversification des sources. Un renforcement dans l'approvisionnement en gaz qatari et algérien notamment, en plus des conduites traditionnelles venant de Russie.

Des bombes près des pipelines

Mais avant la mise en service, le chantier est particulièrement délicat. Notamment à cause de sa situation historique. Lors des travaux, des nombreuses bombes datant de la guerre 14-18 ont été mises au jour. Il donc fallu traiter le site avec la plus grande attention. Un chantier qui a un coût, estimé entre 110 et 130 millions d'euros. Le super-gazoduc doit être opérationnel au mois de novembre prochain.

RTBF

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