En situation d'urgence humanitaire, lire contribue à restaurer l'espoir

BSF invite les passionnés de lecture à co-signer l'appel.
BSF invite les passionnés de lecture à co-signer l'appel. - © BSF

C’est ce qu’affirme BSF – Bibliothèques sans Frontières – qui lançait le 29 novembre à Paris un appel international pour l’accès à l’information, aux livres et à la culture en situation d’urgence humanitaire.

Plusieurs centaines d’écrivains, d'artistes et de personnalités ont déjà co-signé l’appel. Amélie Nothomb est parmi les plus connus des signataires belges. Mais des centaines d’autres y ont déjà souscrit parmi lesquels Elisabeth Badinter, Tahar Ben Jelloun, Jean Reno, Gad Elmaleh, Marie Darrieussecq, Stéphane Hessel, Tzvetan Todorov, Bernard Werber, Doris Lessing ou encore Cabu…

L'ONG Bibliothèques sans Frontières (BSF) constate "qu’aujourd’hui, aucun des principes guidant l’ONU lorsqu’elle doit gérer le sort de personnes déplacées ne porte sur la dimension intellectuelle du sauvetage de l’être humain en danger, ce besoin fondamental d’information, de dialogue et de réassurance. Il est question d’aliments de base et d’eau potable, d’abri et de logement, de vêtements décents, d’installations sanitaires et de services médicaux. Mais presque jamais de moyens de communiquer ou de s’informer, également ignorés par la plupart des agences d’aide humanitaire."

Un être humain ne se nourrit pas que de pain

"Or qu’est-ce qu’un homme, une femme, un enfant, une fois sa vie sauvée, sa nourriture et son gîte retrouvés", poursuit le message de BSF, "si, sans activité, il ne peut pas lire, écrire, dessiner ou communiquer, et ainsi reprendre sa place dans la communauté des humains, pour mieux se projeter dans l’avenir et se reconstruire ? Se nourrir, s’abriter et se soigner demeurent bien sûr les priorités immédiates dans les situations d’urgence, mais l’action internationale doit, très rapidement, s’efforcer de donner accès à l’information, à l’expression et à la culture aux victimes de catastrophes."

C’est la motivation de BSF à lancer cet appel international : pour que la lecture, l’écriture et l’accès à l’information fassent partie des priorités de l’aide d’urgence, et pour que les agences d’aide et les États prennent mieux en compte cette dimension essentielle des besoins humains.

"Pour guérir et se reconstruire, il faut aussi pouvoir lire et dire", affirme encore BSF sur son site.

Patrick Bartholomé

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