Dans les coulisses de Miss Belgique...

Dans les coulisses de Miss Belgique...
Dans les coulisses de Miss Belgique... - © Tous droits réservés

Cela fait une semaine que les trente finalistes de Miss Belgique répètent leur chorégraphie dans un parc d’attractions de La Panne. Dans les coulisses, à quelques heures de la grande finale, la tension monte. Officiellement, il n’y a pas de compétition entre les filles. "Nous sommes toutes des copines, il y a une bonne ambiance", confie Rama Diallo, la candidate carolo.

Dans la pratique, clairement, ce sera ce samedi soir chacun pour soi. Surtout du côté flamand glisse-t-on discrètement. "Du côté wallon, c’est plus bon enfant, tranquille, latin, elles sont d’abord là pour s’amuser. Chez les flamandes, elles ont vraiment cette envie de gagner", confirme Patrick Ridremont le co-présentateur de la soirée. "C’est sans doute pour cela que la majorité des gagnantes sont flamandes", poursuit-il.  

Même pas ringard...

Le concours miss Belgique souffle ses 90 bougies. En 1930, la gagnante prêtait son visage à une marque de cigarettes. Pendant longtemps, le casino de Knokke accueillait le concours. Aujourd’hui, il s’est retranché à Plopsaland, l’ancien Meli Park de La Panne. Pour les jeunes candidates, même s’il a perdu de son prestige, il n’aurait rien de ringard.

"Pour moi, c’est stylé, je n’ai pas peur de défiler en bikini, je suis tout à fait à l’aise dans mon corps", assume Yuali, étudiante en stylisme. Marilore ajoute : "On passe des tests, on n‘est pas bêtes, on n’est pas des femmes objets". Darline Devos, la présidente du comité Miss Belgique depuis 2005, veut un concours moderne qui donne des opportunités aux candidates : "Même si elles n’ont pas de diplôme, cela leur ouvre des portes et ça c’est important".

Pour Patrick Ridremont, l’exercice est un peu désuet mais pas plus que le concours de l’Eurovision, le reine Elisabeth. Le co-présentateur estime qu’il est important de perpétuer la tradition.. "En soi, ce n’est pas bien méchant, c’est juste du Walt Disney un peu dévêtu, mais on reste dans le mode 'rêve de princesse'".

Très chère Miss

Depuis plusieurs années, la compétition n’est plus retransmise sur les grandes chaines de télé au grand regret de la présidente qui y voit surtout un problème de budget. "Le concours, cela coûte 150 000 euros, pour le retransmettre à la télévision, c’est deux fois plus", argumente Darline Devos.

Le concours est financé par les sponsors et le prix des places. C’est 150 euros l’entrée de base et 300 pour les VIP.

 

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