"Dans le sillage des requins": briser la mauvaise réputation

Souvent réduits à la caricature des "Dents de la mer", ils ont mauvaise réputation: les requins, dont nombre d'espèces sont menacées d'extinction, s'exposent à Paris.

"Dans le sillage des requins", du 2 février 2010 au 6 mars 2011, à l'Aquarium tropical de la porte Dorée, veut offrir un autre visage de ce poisson cartilagineux dont plus de 550 espèces ont été recensées à ce jour.

"Non, le requin n'est pas méchant", s'exclame Agnès Iatzoura, directrice du projet pour le Muséum d'histoire naturelle, pour qui l'objectif de cette exposition est d'abord de "détruire l'image négative du requin qui est dans toutes les têtes, à commencer par celles des enfants".

A travers des photos et vidéos tirées du tournage du film "Océans" de Jacques Perrin, des spécimens fossiles, naturalisés ou vivants, l'exposition veut aussi expliquer les dangers auxquels sont exposés les requins: prises accessoires, lors de la pêche au thon par exemple, mais aussi la capture pour ses ailerons, très recherchés en Asie.

Un grand panneau disposé à l'entrée rappelle que, chaque année, si 15 humains sont tués par des requins, 100 millions de requins sont tués par des humains.

Or le requin, situé tout en haut de la chaîne des espèces en mer, a un rôle précieux de "régulateur", à l'image du requin de récifs, qui se nourrit de prédateurs intermédiaires, tels que les mérous, qui eux-mêmes se nourrissent de poissons herbivores.

Si le nombre de requins diminue, leurs proies vont proliférer, consommer plus de poissons herbivores qui ne seront plus assez nombreux pour brouter. Résultat: une prolifération des algues au détriment des coraux.

Cependant, le nombre de requins exposés en aquarium pour l'exposition reste trop faible pour se faire une idée de leur extrême diversité.


AFP

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK