Dammartin et Porte de Vincennes: retour sur une journée dramatique

Il est presque 17h, ce vendredi, quand des déflagrations sont entendues près de l'imprimerie de Dammartin-en-Goële en état de siège depuis plusieurs heures. "On a entendu deux déflagrations, la maison a tremblé et voilà, quoi. On a vu qu'ils ont lancé l'assaut, c'est choquant, ma fille avait vraiment peur", commente ce riverain. 

Les deux frères Kaouchi viennent de sortir et de faire feu sur les membres du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), qui ont répliqué. L'un d'entre eux est blessé. "Ces gens n'hésitent pas à braver des circonstances incroyables pour sauver la vie des otages. Ils ont réussi et ça, c'est important", explique Bernard Thellier, ancien négociateur du GIGN. 

L'homme qui s'était caché toute la journée dans un coin de l'imprimerie a la vie sauve. Pour éviter un acte désespéré de l'autre terroriste et tenter d'épargner le plus de vie possibles, les forces de l'ordre ne traînent pas pour donner l'assaut à la porte de Vincennes. Car Amedy Coulibaly et les frères Kouachi s'étaient coordonnés, comme l'homme l'avait déclaré plus tôt à nos confrères français de BFMTV: "On s'est synchronisés pour faire les opérations. Quand ils ont commencé Charlie Hebdo, moi j'ai commencé à faire des policiers", déclaire Amédy Coulibaly qui a trouvé la mort dans l'assaut... Tout comme quatre otages, dont les policiers ont découvert les corps après avoir forcé les portes du supermarché.

Odile Leherte

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