D'anciens hôpitaux préparés pour recevoir des prisonniers atteints par le coronavirus

D’anciens hôpitaux préparés pour recevoir des prisonniers atteints par le coronavirus
D’anciens hôpitaux préparés pour recevoir des prisonniers atteints par le coronavirus - © KURT DESPLENTER - BELGA

Les détenus atteints par le Covid-19 dont l’état ne nécessite pas une hospitalisation sont pour l’instant confinés dans l’unité médicale de la prison de Bruges disposant de 25 lits. 11 lits sont occupés, précise le cabinet du ministre de la Justice Koen Geens.

Afin de se préparer à une possible augmentation des cas et à un dépassement de la capacité de la prison de Bruges, des travaux d’aménagement d’anciens bâtiments de l’hôpital AZ Jan Portaels à Vilvorde sont à l’étude.

Ils pourraient débuter dès ce mardi avec l’aide de l’armée, selon les informations recueillies par la RTBF.

Si la situation le justifiait, l'ancienne clinique Saint-Joseph à Liège pourrait aussi être utilisée.


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La Défense est prête pour aider à la réaffectation des bâtiments de Vilvorde. Si des détenus sont effet pris en charge sur le site dans les prochaines semaines, l’armée fournira également du personnel soignant et un appui logistique. Elle ne sera pas en charge de la surveillance du site et des détenus.

Les experts se sont déjà rendus sur place

Ce lundi en début d’après-midi, le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, n’avait pas reçu la confirmation que les travaux allaient commencer mais il indique que des experts se sont déjà rendus sur place afin d’analyser la situation des lieux.

Selon le bourgmestre, les anciens bâtiments de l’hôpital, vides actuellement, ne nécessitent pas une rénovation de grande ampleur. Concernant la surveillance, Hans Bonte relève qu’elle ne serait pas à charge de la police locale mais bien des autorités fédérales.

Sollicité par la RTBF, Koen Geens, par la voix de sa porte-parole, affirme que "le système pénitentiaire se prépare à disposer d'une capacité d'accueil supplémentaire si nécessaire et qu’à cette fin, des pistes sont à l'étude".

Le ministre ne souhaite pas apporter plus de précisions de lieu et de date pour l’instant mais dit "rechercher une protection maximale pour le personnel et les détenus"

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