Crise de la vocation: Trappistes en quête de moines

La pénurie de moines menace l’avenir des bières d’abbayes.
La pénurie de moines menace l’avenir des bières d’abbayes. - © IMAGEGLOBE

La demande mondiale de bières trappistes ne cesse de croître. Mais en Belgique, les abbayes trappistes sont rattrapées par la courbe de l'âge et le manque de vocations. Un appel est lancé

420 000 hectolitres ont coulé l'an dernier des six abbayes trappistes de Belgique. Soit 100 000 de plus qu'il y a 10 ans. La production va bien mais les producteurs un peu moins. Petit à petit les moines disparaissent.

Par exemple Orval qui en comptait 35 voici 25 ans, ne peut plus compter que sur 12 moines.

Le cas le plus criant est celui de l'abbaye d'Achel dans le Limbourg. Ils ne sont plus que 6 moines, tous assez âgés. Le jour où le dernier rejoindra le seigneur, c’en sera fini de l'abbaye trappiste.

Seul Westmalle suscite des vocations

En revanche, la seule à tirer son épingle du jeu est l'abbaye de Westmalle qui, avec 35 moines fait dix de mieux qu’il y a 10 ans. Le dernier est entré voici un an, il a 29 ans.

La mécanisation est là. Il faut moins de main d'œuvre. Mais pour que la bière soit reconnue comme trappiste, il faut qu'il reste des moines qui fabriquent ou contrôlent.

 

Le glas sonne donc pour certaines. Pour d'autres, l'heure est encore aux matines.

 

Michel Lagase

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