Criminalité en hausse en Belgique : des chiffres à nuancer

Les vols en baisse, la cybercriminalité est en hausse
4 images
Les vols en baisse, la cybercriminalité est en hausse - © Getty Images

Bilan général : la criminalité est en hausse de 8% dans notre pays. C’est ce qu’il ressort de la comparaison des statistiques de la police du 1er semestre 2020 par rapport aux infractions de 2019 à la même période. Par criminalité, on entend toute infraction sans distinction de gravité. Un an plus tard, une grosse différence de contexte est à noter : la crise sanitaire commencée au mois de mars passé a perturbé les données.

25% des procès-verbaux liés aux règles sanitaires

Cette hausse de la criminalité est notamment due aux infractions dites de "santé publique". En clair : le non-respect des mesures sanitaires visant à réduire la propagation du virus comme la distanciation sociale, le port du masque ou encore l’interdiction de rassemblements. Entre mars et juin 2020, plus de 113.639 infractions ont été enregistrées.

Cela représente près de 25% du total de faits criminels enregistrés les six premiers mois de 2020.

Les escroqueries comme le "phishing" en nette hausse

On constate une augmentation importante de 21% des infractions informatiques : le faux en informatique, la fraude informatique, le hacking. Il y avait 15.560 faits au premier semestre 2019 contre 18.802 pour la même période en 2020. Cela est aussi à mettre en lien avec le temps de connexion moyen des Belges qui a augmenté.

La hausse la plus spectaculaire est celle du "phishing" appelé aussi "hameçonnage". Il s’agit de mails suspects que vous recevez et qui tentent de vous extorquer des données personnelles. Au cours du premier semestre 2020, il y a eu une augmentation sans précédent avec 3.438 faits, soit quatre fois plus que pendant la même période en 2019.

Le vol est en recul de 30%. La police a enregistré une baisse des vols sous toutes leurs formes : les vols de voiture, les vols à main armée ou encore les cambriolages de maison.

On note également une baisse des faits de vandalisme : -20%. Ces diminutions s’expliquent par le lockdown, l’obligation de rester chez soi et aussi de télétravailler.

Une violence intrafamiliale trop peu dénoncée

Les lignes d’assistance téléphonique 1712 et Écoute violences conjugales (0800 30 030) ont reçu un plus grand nombre d’appels durant le confinement. Selon une étude de l’Université de Gand, beaucoup de victimes ne demandent pas d’aide et surtout ne déposent pas de plainte à la police. Les chiffres de criminalité ne traduisent donc pas cette violence invisible.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK