Crash A320: la famille d'une victime belge est sous le choc

Crash A320: la famille d'une victime belge est sous le choc
Crash A320: la famille d'une victime belge est sous le choc - © RTBF

Un Belge est parmi les passagers de l'avion A320, qui s'est écrasé hier sur le massif des Trois Evêchés en France. Christian Driessens avait 59 ans. Il vivait depuis trois décennies à Barcelone et se rendait en Allemagne pour ses affaires. Une partie de sa famille vit en région liégeoise; elle est sous le choc. Nous l'avons rencontrée.

Quand les mots manquent, les images prennent le relais. Depuis hier, Claude Driessens, son épouse et sa fille ne quittent pas des yeux leur télévision. C'est leur façon de vivre au plus proche de ce drame, depuis que la terrible nouvelle leur est arrivée.

"J'étais à l'hôpital hier matin, je suis rentré hier midi. Mon neveu m'a téléphoné pour me dire 'Tu as vu le journal, il y a un accident d'avion, papa est sur la liste, papa est mort, il était dedans'. Naturellement, ça fait un choc, vous ne réalisez pas très bien. Il a fallu que je m'asseye et j'ai tout de suite allumé la télévision pour voir ce qui se passait. C'est dur, ce sont des images horribles que l'on voit."

Espoir illusoire

Pourtant, face à ces images qui ne laissent aucun doute quant à l'ampleur du désastre, persiste l'espoir d'un miracle. Sandrine Driessens, la filleule de Christian nous explique : "Au début, avant d'avoir la certitude, on pensait au film catastrophe où il reste des survivants par miracle. Ma maman n'arrêtait pas de dire qu'il était vivant".

Un espoir illusoire, très vite effacé par le poids de la réalité. Claude ne reverra plus son frère. Alors, pour lui, témoigner aujourd'hui, c'est une façon de lui rendre hommage. "On n'en dit jamais trop. Ici, je trouve qu'on en parle bien. C'est un honneur à mon frère, c'est un honneur pour lui."

Des mots difficiles à entendre

Mais si le besoin de parler, de s'informer, de voir et comprendre est bien présent, certains mots employés par les médias font mal, comme nous confie Sandrine : "Des corps déchiquetés, des corps désintégrés, c'est ce genre de mots. Mais nous, on a une image d'une personne qui va avec ce mot-là. Et moi, je ne peux pas imaginer mon parrain déchiqueté, désintégré"Et Claude rajoute : "Quand ça nous touche directement, j'aime autant vous dire, ça vous prend, ça fait mal".

Éprouvée, la famille s'accroche désormais à l'espoir infime de pouvoir se recueillir un jour devant la dépouille du frère et de l'oncle disparu.

Perrine Willamme

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