Un Tour de France, sans France, trop absurde pour être vrai ? Certains poissons d'avril parfois…

Le Belge Greg Van Avermaet, porteur du maillot jaune lors de la 105eme édition du Tour de France. Il finira 4ème au classement géneral à Paris, juste au pied du podium.
11 images
Le Belge Greg Van Avermaet, porteur du maillot jaune lors de la 105eme édition du Tour de France. Il finira 4ème au classement géneral à Paris, juste au pied du podium. - © Marco BERTORELLO / AFP

En 1972 aussi, les journalistes d’Antenne 2 (devenue depuis France2) trouvaient leur idée de poisson d’avril complètement surréaliste. Cette année-là, légitimée sous les ors de la République, la plaisanterie annuelle faisait état de la mise en place d’une interdiction de fumer dans les lieux publics de l’hexagone par le ministère de la Santé publique. Un faux reportage qui, 35 ans plus tard, deviendra réalité. À cette allure, la Belgique peut réellement espérer accueillir l’intégralité des 21 étapes du Tour de France sur son territoire en… 2054, et ce poisson d’avril passer lui aussi de « faux reportage » à reportage visionnaire. Rendez-vous dans quelques décennies (et en attendant ci-dessous pour (re)découvrir ces sujets).

C’est l’histoire d’un premier avril…

Nous vous l’annoncions ce lundi en exclusivité, pour des raisons de sécurité l’édition 2019 du Tour de France aura intégralement lieu en Belgique. Alors que tout le monde s’attendait à la suppression pure et simple de la Grande Boucle, une solution a été finalement trouvée puisque le Tour 2019 pourra avoir lieu. En contrepartie, l’intégralité des étapes aura lieu dans notre pays. Plus rien dans l’hexagone. Plus un seul départ, ni une seule arrivée, pas un kilomètre d’asphalte parcouru sur les routes françaises. Juste 21 étapes disputées sur notre territoire national. Ces 21 étapes, nous avons réussi à nous les procurer. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les éminences grises ont fait preuve d’inventivité.

null

null

Un vainqueur belge, 36 ans après Van Impe ?

C’est la mort dans l’âme que les équipes de grimpeurs ont découvert ce nouveau parcours. Avec pour seule arrivée au sommet l’étape du Signal de Botrange, ce Tour 2019 fait la part belle aux rouleurs. Sans aucun col hors catégorie, ni même d’aucune catégorie digne de ce nom, les spécialistes prédisent (enfin) l’émergence d’un vainqueur inédit.

Un demi-siècle après la première victoire d’Eddy Merckx en 1969 (année érotique s’il en est comme disait Serge Gainsbourg) et 36 ans après Lucien Van Impe en 1983 (année beaucoup moins érotique), Philippe Gilbert, Greg Van Avermaet ou Tiesj Benoot parviendront-ils à vaincre le signe indien ? En attendant l’éclosion au plus haut niveau du « petit cannibale » Remco Evenepoel.

Un contre-la-montre communautaire pour le 21 juillet ?

Au rayon des curiosités de ce Tour, le contre-la-montre du 21 juillet. Pour notre fête nationale, les éminences grises de la Grande Boucle ont imaginé une épreuve à l’image de la complexité ambiante.

« Autour du Chateau de La Hulpe » rappelle les heures glorieuses de Miguel Indurain et du Lac de Madine en 1993. À ceci près, qu’ici le parcours traverse les trois régions du Royaume au fur et à mesure des 27 kilomètres autour du Domaine Solvay. En ce 21 juillet, un symbole que chacun interprétera selon ses convictions.

Les raisons exactes pas encore clairement définies

Si peu à peu ce Tour 2019 prend forme, la question du Pourquoi n’est toujours pas éclaircie. Selon plusieurs sources anonymes proches de l’organisation du Tour de France 2019, cette décision serait liée à un rapport secret réalisé par les autorités hexagonales. Si les premières fuites ne laissaient planer que peu de doutes sur la possibilité de voir les coureurs s’élancer de Bruxelles le 6 juillet prochain. On sait désormais que les Froome, Nibali et autre Demoulin donneront leur premier coup de pédale à Bruxelles comme l’avait confirmé l’organisateur au directeur des sports, Michel Lecomte, ce matin.

Bruxelles se réjouit…

Au courant depuis le début de l’élaboration du Plan B, le bourgmestre de Bruxelles n’a pas attendu les annonces officielles pour exprimer sa joie. Ce n’est déjà plus un secret, Bruxelles accueillera également l’arrivée de ce Tour 2019. La plus belle place du monde prendra donc le relais de la plus belle avenue du monde.

…en attendant d’asphalter la Grand-Place

Cela ne se fera cependant pas sans quelques petits sacrifices, sécurité des coureurs oblige. L’axe allant de la place de Brouckère à la Grand-Place, en passant par le goulot de la rue au Beurre, devra entièrement être recouvert d’asphalte. Un choix assumé par les autorités de la ville. Rien ne dit cependant si les rues pavées retrouveront leur aspect initial ensuite.

Pas à cause des Gilets jaunes

Les causes, elles, demeurent donc floues. À l’heure qu’il est, si les supputations vont toujours bon train, le secret demeure total. Et si beaucoup de langues brûlent d’envie de se délier, l’omerta persiste, question de gènes. À moins que ce ne soit de globules. Mais pour combien de temps encore, impossible de le savoir. Le dossier, déjà en bonne place sur le bureau du président Emmanuel Macron, cyclo amateur devant l’Eternel, n’a pas encore fini de livrer ses secrets.

Emaillée par de nombreuses violences ces derniers mois, la France vit actuellement une période délicate de son histoire. Economie en berne, tensions sociales, autant d’éléments qui pourraient laisser penser que le mouvement des Gilets jaunes pourrait être à la base de ce rapport secret. Il n’en serait rien.

Cache-misère

Un nouveau coup dur pour le troisième évènement sportif le plus regardé au monde (au même titre d’ailleurs que la Ryder Cup, le Super Bowl ou encore la Coupe du monde de Cricket).

Après une édition 2018 achevée à Paris dans la colère désabusée des spectateurs et autres suiveurs en manque de Jaune et de panache, l’édition 2019 ne verra jamais les Champs-Elysées, même en colère. La Coupe du monde a beau être au placard pour trois ans, les temps ne s’annoncent pas moins sombres du côté d’Issy-les-Moulineaux.

Baroud d’honneur ou course contre la montre ?

Une chose est certaine : Ne pas se laisser aveugler. Réelle enquête ou scénario écrit d’avance pour dynamiter une épreuve de plus en plus prévisible (l’équipe Sky a remporté six des sept dernières éditions), minée autant par la chute des audiences que par celle des coureurs, la Grande Boucle a toujours encaissé les scandales et affronté les tempêtes avec aplomb, presque flamboyance.

L’ombre du dopage

Qu’il serait dommage pour cette épreuve centenaire de succomber sans lutter sur les cols escarpés des Alpes ou des Pyrénées. Surtout après avoir survécu aux remous successifs déclenchés par les affaires Delgado, Festina et Armstrong. Mais alors que renferme ce fameux rapport ? Au « mieux » diront les mauvaises langues ce ne sera que la énième affaire de dopage. Vite étouffée dans l’œuf avant même les premiers coups de pédale, histoire de vendre des journaux et de faire un peu de publicité là, où la caravane se fait aussi performante que le mythique vélo Peugeot PX10 des années 60. Au « pire », la dernière affaire de « vélo électrique », aux conséquences tout aussi désastreuses, en attendant l’émergence d’une épreuve avec des vélos autonomes…

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK