Coronavirus : un sous-variant du Delta identifié en Israël et à Londres

Israël a recensé sur son territoire un premier cas d'un sous-variant du Delta, le variant AY4.2, qui circule déjà dans plusieurs pays européens, a indiqué le ministère de la Santé. Un enfant de 11 ans en provenance d'Europe était porteur du sous-variant. Il a été identifié à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv et a été mis en quarantaine, précise la même source, soulignant qu'aucun autre cas n'a depuis été identifié.

Hier, le gouvernement britannique indiquait "surveiller de très près" ce nouveau sous-variant se propageant au Royaume-Uni. "Nous n'hésiterons pas à prendre des mesures si nécessaire", a déclaré un porte-parole de Downing street. Cependant, "rien ne permet de penser qu'elle se propage plus facilement", a-t-il tenté de rassurer. 

Une forte transmissibilité ? 

L'émergence de ce nouveau variant malgré la très forte contagiosité du Delta ayant tendance à écarter les nouvelles souches fait craindre une transmissibilité encore plus forte.

Elle survient alors que le Royaume-Uni, qui déplore près de 139.000 morts du Covid-19, se trouve confronté à un nombre croissant de cas positifs, dépassant désormais 40.000 chaque jour, soit un taux d'incidence bien plus élevé que dans le reste de l'Europe.

Certains scientifiques attribuent la dégradation actuelle, qui concerne pour l'instant surtout les adolescents et jeunes adultes, à la faible vaccination des mineurs, à la diminution de l'immunité des plus âgés vaccinés très tôt, ou encore à la levée en juillet en Angleterre de l'essentiel des restrictions tels le masque en intérieur.

"Pas comparable à l'émergence des souches Alpha et Delta

Mais pour François Balloux, directeur de l'Institut de génétique de l'UCL, le nouveau variant "n'est pas à l'origine de la récente augmentation du nombre de cas au Royaume-Uni". Il explique qu'avec sa faible fréquence pour l'instant (environ 8% des virus séquencés selon les dernières publications), même "une transmissibilité 10% supérieure n'aurait pu causer qu'un petit nombre de cas supplémentaires". 

L'émergence de AY4.2 ne constitue "pas une situation comparable à l'émergence des souches Alpha et Delta qui étaient beaucoup plus transmissibles (50% ou plus) que toutes les souches en circulation à l'époque", a ajouté le chercheur.

Le nouveau variant AY4.2 est quasi-inexistant en dehors du Royaume-Uni, mis à part le cas évoqué en Israël, trois cas aux États-Unis et quelques autres au Danemark, qui ont depuis presque disparu. 

Des travaux sont en cours pour tester sa résistance aux vaccins, mais le fait que sa prévalence continue à augmenter dans la population anglaise tendrait à montrer qu'il résiste mieux aux vaccins actuels.

Extrait du JT du 03 juillet dernier

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