Coronavirus: "Un coup dur", "une catastrophe", le report du plan "Plein air" fait mal aux parcs d’attraction

Face à la remontée des chiffres liés à la pandémie de coronavirus, un comité de concertation s’est tenu ce vendredi. Si des mesures étaient attendues pour endiguer la propagation du virus, certains sont difficiles à accepter pour les secteurs concernés.

C’est notamment le cas du report du plan "Plein air". Ce plan prévoyait l’ouverture des parcs d’attractions. 

Ce report est "un véritable coup dur" selon Justine Dewiel, porte-parole de Walibi. "Nous avons 400 saisonniers qui n’attendent qu’une chose, c’est de reprendre leur activité au sein du parc, de retrouver nos visiteurs, de les accueillir dans les meilleures conditions possibles et en toute sécurité. Donc oui, pour nos 400 saisonniers et pour le parc en général ce report d’ouverture est une énorme déception."


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Jean-Christophe Parent, le directeur de Walibi Belgium, s’est également étonné de ce report. "Nous pensions que le plan plein air était un plan qui permettait de déconcentrer la population sur l’ensemble de la Belgique et que nous nous allions pouvoir jouer un rôle dans cette déconcentration de la population sur la Belgique. On a assez parlé de la problématique des Hautes Fagnes et de la mer du Nord. Donc, effectivement, je pense que le secteur touristique dans son ensemble a un rôle à jouer dans cette déconcentration. J’espère que cet argument va quand même, à un moment donné, un peu percoler. Aussi bien pour des questions sanitaires qu’économiques, je pense que ce plan avait du sens."

Et si d’autres sites tels que Pairi Daizi ont déjà rouvert leurs portes, Jean-Christophe Parent s’en réjouit mais veut un traitement égal. "Je suis particulièrement heureux que d’autres puissent ouvrir parce que ça permet déjà de déconcentrer. Je pense que c’est une bonne chose. Moi, je ne demande pas que les autres soient fermés. Je demande qu’on puisse être ouvert parce qu’effectivement, nous pouvons assurer un service de qualité. Je dirais dans les mêmes standards que les parcs animaliers ou les réserves naturelles. Donc, oui, nous ne comprenons pas bien pourquoi ce plan plein air est tué comme ça en plein vol."

Plopsa Coo demande des subsides

Du côté de Plopsa Coo, la réaction est similaire. "C’est presque une catastrophe, c’est vraiment très difficile" indique le directeur. "Depuis le 1er janvier, nos recettes sont à 0 alors que nous avons des frais énormes. On a tout préparé pour rien. C’est très difficile pour le personnel également. J’ai rencontré des employés en train de pleurer. Le pire c’est qu’on ne peut pas donner de perspectives. On doit attendre et toujours attendre. On va être obligé d’à nouveau contacter l’Etat pour obtenir des subsides parce qu’on ne va pas survivre sinon."

Extrait du JT de 19h30 du vendredi 19 mars 2021

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