Centre interfédéral de crise coronavirus : "La croissance exponentielle semble avoir été interrompue"

Coronavirus : CP du centre interfédéral de crise, "la croissance exponentielle semble interrompue"
Coronavirus : CP du centre interfédéral de crise, "la croissance exponentielle semble interrompue" - © Tous droits réservés

Le centre interfédéral de crise organise une nouvelle conférence de presse ce lundi afin de faire le point sur l’épidémie de coronavirus en Belgique, ce lundi à 11 heures. La porte-parole du centre interfédéral de crise, Frédérique Jacobs, a fait un point sur les derniers chiffres du Covid-19 dans notre pays et indiqué que la propagation du coronavirus dans notre pays ralentissait à nouveau : "si on continue de respecter les mesures, on s’écarte d’une deuxième vague", a-t-elle indiqué.


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La semaine passée 580 personnes en moyenne par jour ont été infectées. Cela fait un total de 4061 nouveaux cas enregistrés en 7 jours et cela représente une augmentation des infections de 16% en une semaine.

Au total, il y a actuellement 285 patients "Covid" dans les hôpitaux belges. Et 69 de ces patients se trouvent aux soins intensifs.

La semaine dernière, la moyenne quotidienne du nombre de décès des suites d’une infection au coronavirus était de 3,4 personnes qui ont perdu la vie.

Si on continue de respecter les mesures, on s’écarte d’une deuxième vague

"A travers le territoire, la croissance exponentielle semble interrompue", a annoncé Frédérique Jacobs. "Nous assistons toujours à une croissance du nombre de nouveaux cas, mais cette augmentation a ralenti ces derniers jours".


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Dans tout le pays, la croissance exponentielle semble avoir cessé pour l’instant, même si le nombre de nouveaux cas continue d’augmenter. Mais l’augmentation s’est ralentie ces derniers jours, observe Sciensano. "Si on continue de respecter les mesures, on s’écarte d’une deuxième vague", a indiqué la porte-parole francophone.

Ralentissement à Anvers, vigilance à Bruxelles

Cela pourrait indiquer que le nouveau pic de contaminations est peut-être derrière nous. Si cette tendance se poursuit, une deuxième vague d’infection pourrait être évitée, selon les portes-paroles du centre interfédéral de crise. "On s’écarte donc d’une éventuelle nouvelle vague, si on respecte les mesures", indique encore Frédérique Jacobs.

A Anvers, où la propagation du virus s’était accélérée ces dernières semaines, la croissance du nombre de cas ralentit, indique-t-elle également, avec "une légère diminution du nombre de nouveaux cas".

L’épicentre du nombre de nouvelles admissions à l’hôpital se situe dorénavant à Bruxelles. Une admission sur trois a eu lieu récemment dans la région de Bruxelles-Capitale. C’est aussi en province de Liège, que l’on a observé la semaine passée le plus de nouveaux cas, "mais l’augmentation semble moins marquée qu’il y a quelques jours".

"On voit déjà un tassement du nombre de contaminations mais nous devons continuer à travailler pour faire baisser cette courbe", a ajouté Yves Stevens.

Chaleur et port du masque, le centre de crise fait des recommandations

Sciensano et le centre de crise ont également souhaité prodiguer quelques conseils aux citoyens alors que l’actuelle vague de chaleur, avec des températures dépassant les 30 degrés, rend le port du masque parfois plus difficile.

Un nouveau défi à relever, alors que le combat contre la propagation du coronavirus se poursuit.

"Nous devons continuer ensemble à faire barrage, car la vague de chaleur ne met pas l’épidémie en mode 'pause'", a indiqué le porte-parole du Centre de crise national Antoine Iseux.

Beaucoup de gens estiment qu’il est pénible de porter un masque par de fortes chaleurs. C’est pourquoi le centre de crise a fait quelques recommandations ce lundi matin :

  • Eviter, aux moments les plus chauds de la journée.
  • Ne pas se rendre dans les zones où le port du masque est demandé (magasins, entre autres).
  • Privilégier les masques chirurgicaux, plus légers.

Antoine Iseux a également précisé que : "Mouiller son masque est une fausse bonne idée !". Il indique que ce serait contre productif pour la lutte contre le virus car "Cela va favoriser le développement de germes et diminuer la capacité de filtration du masque. Si on transpire sous le masque, mieux vaut le remplacer régulièrement".

Testing, rentrée scolaire, chiens pisteurs…

Par ailleurs, comme à son habitude, une série de questions ont été relayées lors de la conférence de presse et les portes-paroles ont également souhaité refaire un point sur les tests qui se multiplient ces derniers jours soit parce qu’elles ont des symptômes, soit parce qu’elles n’ont pas de symptômes mais "qu’on pense qu’elles peuvent être porteuses du virus" suite à des contacts rapprochés avec quelqu’un d’infecté soit parce qu’elle revienne dune "zone à risque".

Frédérique Jacobs a détaillé les contours du frottis "nasopharyngé" sur lequel est pratiqué un "PCR". Un test qui permet de détecter la présence éventuelle de matériel génétique du Covid-19 avec un résultat positif ou négatif.

Les tests "sérologiques", eux détectent la présence d’anticorps dans le sang et donc si la personne a bien fait l’infection mais ils "ne permettent pas de préciser à quel moment vous avez fait l’infection".

Pour ce qui est de la rentrée scolaire de septembre, une préoccupation pour de nombreux enfants, parents et enseignants, Antoine Iseux a indiqué que les communautés se préparaient et avait déjà établi des plans "mais il est un peu tôt pour savoir ce qu’il va se passer en septembre et quel type de rentrée nous aurons en Belgique", car "tout va dépendre de l’évolution de l’épidémie".

Enfin, concernant la possibilité de former des chiens renifleurs en mesure de détecter les personnes contaminées par le Covid-19, Frédérique Jacobs a souligné les qualités olfactives de ces animaux et leurs facultés à détecter des cas de cancer ou de paludisme. Dans le cas du coronavirus, certaines équipes se sont engagées dans cette voie, mais il est trop tôt pour en tirer des conclusions.

De plus, les chiens pourraient être contaminés et transmettre ensuite le virus ce qui "est quand même une crainte".

 

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