Coronavirus : qui vacciner en premier ? Des universités ont sondé l’avis des Belges

Les différents ministres en charge de la Santé en Belgique se sont mis d’accord sur la stratégie à suivre en matière de vaccination contre le coronavirus. L’objectif sera de vacciner au moins 8 millions de Belges, selon un communiqué diffusé lundi par les autorités.

Etant donné qu’il ne sera pas possible de vacciner d’une même fois toute la population, plusieurs universités ont décidé de sonder les Belges. L’UCLouvain, la KU Leuven et l’université de Maastricht ont demandé à 2000 Belges (de 18 à 30 ans) qu’elles étaient leurs préférences de population pour cette vaccination.

Choisir le bon décideur

Une taskforce "opérationnalisation de la stratégie de vaccination Covid-19" va être créée au sein du Commissariat Corona du gouvernement. Elle devra régler les détails pratiques de la campagne de vaccination. Elle devra notamment se pencher sur les publics qui seront prioritairement ciblés par la vaccination.

Pour 78% des interrogés dans l’étude, ce sont les scientifiques qui devront prendre la décision du choix prioritaire dans cette vaccination.


►►► A lire aussi : Coronavirus : "Saint Nicolas devra porter le masque même si ce n’est pas évident avec la barbe" prévient le Centre de crise


Un autre élément marquant est la décision "Nous avons réussi à faire comprendre aux personnes répondant à l’enquête que des choix étaient nécessaires. Dans un contexte de choix, le critère de l’âge est acceptable pour dire : pas tout de suite", comme l’explique Sandy Tubeuf professeure en économie de la santé à l’UCLouvain.

Les interrogés ont décidé de trois publics prioritaires. En premier lieu, les personnes plus fragiles ayant des maladies sous-jacentes, suivi par les professions essentielles et enfin les personnes de plus de 60 ans. "On voit que les individus ont choisi en fonction de : comment protéger au mieux la société, sans parler en son propre nom", observe la professeure.

Le fonctionnement de la société en priorité

"Les autres stratégies comme le fait de donner le vaccin de manière aléatoire, un système de premier arrivé premier-servi’ou un accès selon la capacité à payer n’ont clairement pas été retenues par les personnes interrogées" explique Sandy Tubeuf.

Lorsque l’étude intègre des données précises pour définir un "fort propagateur du virus", des divergences (toujours raisonnées) se marquent. Une partie des interrogés choisis alors de vacciner en premier les personnes qui diffusent le virus, tandis que d’autres conservent en tête les personnes ayant une maladie sous-jacente.

Un autre fait que les responsables de l’étude qualifient d’étonnant : "Dans l’expérimentation des choix, vacciner ceux qui ont plus de 60 ans ou ceux qui coûteraient le plus à la société n’est plus prioritaire, en comparaison avec les autres sous-groupes".


►►► A lire aussi : Le vaccin contre le coronavirus devra-t-il être obligatoire ?


Au final, quelle que soit la stratégie finalement choisie, il est nécessaire que la population y adhère pour que la politique de vaccination fonctionne : "La campagne de vaccination contre le COVID-19 aura plus de chances d’être couronnée de succès si la population est en accord avec les choix qui sont faits ", confirme Sandy Tubeuf.

Journal télévisé du 16/11 :

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK