Coronavirus: pas de fermeture d'école recommandée

La cacophonie règne dans certaines écoles. Un établissement primaire est fermé à Grivegnée, près de Liège, suite à deux cas suspects. A l'Athénée royal d'Uccle, en région bruxelloise, deux classes sont fermées après que deux élèves ont été testés et déclarés positifs. L'école a renvoyé les enfants et a fermé les deux classes qu'ils ont fréquenté.

"Une mesure précipitée"

Une mesure que regrette le cabinet du ministre Frédéric Daerden, en charge de la tutelle sur Wallonie Bruxelles Enseignement. "Fermer des classes est une mesure prise dans la précipitation", nous explique Xavier Gonzalez, le porte-parole du ministre.

"Une circulaire a été adressée à l'ensemble des écoles pour bien rappeler la procédure à suivre: pas de fermeture d'école, pas de fermeture de classe. Seuls les enfants qui sont malades ou pour lesquels il y a une suspension de maladie doivent être écartés et rester à la maison" explique-t-il.

Un contact a été pris par le pouvoir organisateur pour que les élèves puissent regagner l'école le plus vite possible.

Contacté, le secrétaire général de l'enseignement catholique indique qu'il applique lui aussi la circulaire.

Des jours de congés payés pour les parents?

Face aux éventuelles fermetures d'écoles ou de classes, la Ligue des familles craint que de nombreux parents soient contraints d'arrêter de travailler pour s'occuper de leurs enfants. L'organisation prévient: "Il n'est pas raisonnable de leur demander d'utiliser d'un seul coup l'entièreté de leurs jours de vacances annuelles et encore moins de prendre un congé sans solde pour une période potentielle de plusieurs semaines".

L'ASBL indique que les alternatives traditionnelles ne sont pas davantage adaptées à cette situation exceptionnelle: "le recours aux grands-parents n'est pas toujours possible, ni recommandé; les gardes-malades ne peuvent pas garder des enfants qui ne sont pas malades; le télétravail n'est pas envisageable pour toutes les fonctions ni évident en cas d'enfants en bas âge; le baby-sitting est impayable sur une période de plusieurs jours".

La Ligue des familles estime qu'il est donc nécessaire de lancer un appel à la souplesse de la part des employeurs mais que cela ne suffira pas. L'ASBL appelle donc le Conseil national de sécurité à mettre sur pied, à titre exceptionnel, des jours de congés payés supplémentaires pris en charge par les pouvoirs publics.

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