Coronavirus : Marc Van Ranst déconseille Anvers, "une ville fantastique à visiter mais pas maintenant"

Marc Van Ranst déconseille de se rendre à Anvers, "une ville fantastique mais pas maintenant"
Marc Van Ranst déconseille de se rendre à Anvers, "une ville fantastique mais pas maintenant" - © Tous droits réservés

Faut-il continuer à se rendre à Anvers actuellement ? Pour le virologue Marc Van Ranst, compte tenu de la situation épidémique dans la métropole flamande, la réponse est négative.

En proie à plusieurs foyers de contagion, la plus grande ville de Flandre pourrait bien à l’avenir devenir une "no-go zone" touristique. C’est en tout cas le souhait exprimé sur Twitter par Marc Van Ranst. Connu pour ses déclarations fracassantes, le virologue à la KU Leuven appelle les Belges comme les étrangers à ne pas se rendre dans ce qu’il décrit comme "une ville fantastique, qui vaut bien une visite, mais pas maintenant" et Van Ranst de préciser qu’Anvers "lutte actuellement contre une importante épidémie de Covid19."

Marc Van Ranst souligne qu'en cas d'épidémie de cette ampleur dans une autre ville d'Europe, "nous la classons en zone rouge et nous conseillons aux gens de ne pas y aller, voire l'interdisons". A notre micro, il demande par conséquent aux touristes de prendre leur mal en patience, "dès que l'épidémie sera maîtrisée, on pourra à nouveau aller à Anvers."

Cet appel survient alors que le virus se répand rapidement parmi les Anversois. Sur place, le taux de reproduction se rapproche dangereusement de 2, cela signifie qu’à Anvers chaque personne infectée en contamine deux autres. Un rythme soutenu qui fait de la plus grande ville de Flandre le principal foyer de contamination en Belgique. Sur les 370 cas rapportés le 20 juillet, 179 se situaient dans la province d’Anvers (48% des cas totaux), dont 120 dans la seule ville d’Anvers (32%).

Une cellule de crise provinciale se réunit cet après-midi

De quoi inquiéter et pas seulement les virologues au fort pouvoir médiatique. Hier, les médecins généralistes et urgentistes d’Anvers appelaient les habitants de la Métropole à faire preuve de "sens civique" et à se mettre spontanément en quarantaine afin de limiter les dégâts d’une deuxième vague.

Sans attendre la tenue du prochain CNS, avancé à lundi prochain, la cellule de crise provinciale s'est réunie cet après-midi à Anvers pour évaluer la situation épidémique. En ressort pour les 4 prochaines semaines, la limitation à 10 personnes de la bulle sociale, contre 15 fixée jusque là par les autorités fédérales, et l'obligation de tenir un registre de ses contacts. Des mesures d'urgence "nécessaires" et qui vont dans le bons sens selon Marc Van Ranst, ce dernier écartant à ce stade le retour d'un confinement total. Pour le virologue, "il faut prendre des mesures moins strictes mais néanmoins efficaces", mesures qui seront annoncées lundi prochain au sortir du Conseil national de sécurité.

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